Un élan de solidarité pour Ange

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Un élan de solidarité pour Ange
Des médecins ont mis au point une technique qui pourrait lui faire oublier son fauteuil roulant : le "bio feedback".@ Capture
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Cet enfant, né prématurément et handicapé, a besoin d’un traitement onéreux aux Etats-Unis.

Ange, un petit garçon de quatre ans de Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône, est né prématuré à six mois avec un gros handicap qui l'empêche de marcher. C’est ce qu’on appelle une infirmité motrice cérébrale. Mais ce n’est pas incurable. Un traitement existe aux Etats-Unis sauf qu’il coûte très cher : près 10.000 euros pour les trois semaines de soins en comptant l'avion, l'hébergement et la clinique en Floride.

Le rêve d’Ange va sans doute pouvoir se réaliser. A Miami, des médecins ont mis au point une technique qui pourrait lui faire oublier son fauteuil roulant : le "bio feedback", des électrodes que l’on pique dans le muscle pour rétablir la connexion avec le cerveau.

"La médecine française condamne notre fils"

ange 930-1000

© Capture

C’est en visionnant un reportage à la télévision, que ses parents ont appris qu’il y a avait peut-être une solution. "On s’est senti très seuls. La médecine française condamne notre fils à ne pas marcher. Tout d’un coup, en allumant sa télé, on se rend compte qu’il y a un traitement qui existe. Donc on se donne les moyens d’y arriver. Chaque séjour permettra de récupérer entre 10 et 20% de capacités musculaires et neurologiques en plus. On arrivera peut-être à refaire marcher notre fils. Il a hâte de prendre l’avion", témoigne sa mère Émilie, au micro d’Europe 1.

"On est conscient que nous avons besoin de tout le monde pour réussir ce projet. Un message à tous les parents qui sont dans notre cas et qui ont des enfants handicapés : c’est possible de faire avancer les choses", lance cette mère de famille.

Le téléphone n'arrête pas de sonner

Emilie a créé sa propre association, "Dans les pas d'un ange", un site Internet (cliquez-ici) et une page Facebook (cliquez-ici) afin de récolter les fonds nécessaires. Et l’appel à la mobilisation commence à porter ses fruits. Le téléphone d’Emilie n’arrête pas de sonner. Des particuliers, des entreprises, proposent leur contribution pour ce grand voyage qu’il faudra renouveler tous les six mois pour que le petit Ange puisse un jour, peut-être, utiliser ses jambes.