Un dispositif français pour localiser les épaves d’avion en mer

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Un dispositif français pour localiser les épaves d’avion en mer
La société a mis au point une petite balise GPS flottante qui permettrait de localiser une épave n’importe où sur la planète.@ Reuters
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INNOVATION - Cette petite balise GPS flottante permettrait de localiser une épave n’importe où sur la planète.

Et si un dispositif simple et relativement peu onéreux permettait de ne pas revivre le mystère du vol MH 370 ? Dans le Var, les équipes de la société Téthys s’affairent depuis maintenant deux ans sur un projet de balise flottante  qui réduirait sensiblement la durée des recherches d’épave en mer.

L’appareil perce la carlingue et remonte à la surface. Cette petite entreprise de 24 employés, créée il y a dix ans, a commencé à plancher sur un dispositif simple, après le crash de l’Airbus A330 d’Air France qui reliait Rio à  Paris le 1er juin 2009. "Nous nous sommes basés sur les recommandations faites par le bureau d’enquête et d’analyses", explique Marc Schwindenhammer, directeur commercial de la PME, interrogé par Europe1.fr.  

Des tests probants.  Depuis, l’entreprise travaille en étroite collaboration avec le BEA. "Mais nous développons aussi le projet avec l’université d’Aix-Marseille, ainsi qu’avec les Arts et métiers", précise-t-il, ajoutant que les tests effectués tout au long du projet sont probants. Le dispositif  mis au point est placé à l’intérieur de l’avion. En cas de crash en mer, l’appareil capte la pression exercée par l’eau. Il perce alors la carlingue et libère la balise GPS flottante qui remonte à la surface. Une fois en surface, la balise GPS envoie un signal qui permet de la localiser puis, elle émet des données à intervalles réguliers pour indiquer dans quelle direction elle dérive.



L’appareil que Téthys a mis au point, et qui n’est pour le moment qu’un démonstrateur, "permettra de localiser les épaves d’aéronefs abîmées en mer, où que ce soit sur la planète", précise-t-on. "La disparition de l’avion malaisien après son décollage de Kuala Lumpur relance une nouvelle fois la question de la difficulté de localiser les aéronefs accidentés en mer", ajoute l’entreprise

La nécessité de tracer les avions. Presque trois mois après la disparition de l’appareil de la Malaysia avec ses 229 passagers, les enquêteurs n’ont toujours aucune piste, ni aucun indice sur la localisation de l’épave. Pourtant près de 100 millions de dollars ont déjà été dépensés pour financer les recherches. Un coût qui aurait pu être sensiblement réduit si l’appareil avait été équipé du dispositif mis au point par la PME varoise. "On estime le coût à environ 15.000 euros à peu près, par balise", précise le directeur commercial.

Comme le souligne le spécialiste aéronautique d’Europe 1, Bernard Chabbert, "il ne faut pas oublier que les quatre cinquièmes de notre planète sont recouverts d’eau. Il est donc, quelque part, plus probable qu’un appareil disparaisse en mer que sur terre". Et l’expert de préciser que d’ici à 2030, le nombre d’avions dans le monde doublera, rendant le renforcement de la traçabilité des appareils indispensable.

PME cherche financement. A la fin du mois de juin, la société aura terminé son travail sur le dispositif. Reste désormais à trouver des clients. "Nous avons contacté Airbus, mais nous n’avons pas eu de retour positif", regrette Marc Schwindenhammer. "La mise en place de ces balises ne semble pas être la priorité du constructeur", précise-t-il, avant d’ajouter que le démonstrateur devrait être développé courant 2014 et 2015 "en vue de l’obtention des certifications aéronautiques d’usage", précise-t-on.

Arnaud Montebourg silencieux. La société s’est également tournée vers le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, pour tenter d’obtenir des financements et de mettre en place un partenariat. Une demande restée, pour le moment, sans réponse.

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