Un défilé du 14-Juillet sous la pluie

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Un défilé du 14-Juillet sous la pluie
@ REUTERS
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Les armées françaises et africaines ont défilé, malgré une météo capricieuse.

Le défilé du 14 juillet version 2010, outre l'invitation faite à des pays africain, a été marqué par la pluie. Les troupes ont néanmoins descendu sans accorc les Champs-Elysées depuis la place de la Concorde vers la place de la Concorde.

Avant le début de la parade, le président Nicolas Sarkozy a passé les troupes en revue, avant de rejoindre la tribune présidentielle, place de la Concorde. Il s’est installé aux côtés des chefs d'Etat africains de treize anciennes colonies françaises, invités d'honneur de cette cérémonie pour le 50e anniversaire de leur indépendance.

A la tribune, Nicolas Sarkozy était entouré des présidents camerounais et burkinabé, Paul Biya et Blaise Compaoré. Son épouse, Carla, avait à ses côtés Chantal Biya. Le défilé a débuté par les chœurs de l’armée française, qui a entonné la Marseillaise, rejoint par les porte-drapeaux des pays participants.

Défilé aérien puis au sol

Le défilé aérien, conduit par les Alpha Jet de la Patrouille de France, a ouvert le bal avec un point particulier cette année : la participation d'une vingtaine d'appareils de l'aéronavale qui célèbre son centième anniversaire.

Par détachement d'une trentaine d'hommes, les treize nations africaines ont commencé à battre le pavé de la "plus belle avenue du monde" dans l'ordre alphabétique : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad et Togo. Conviée, la Côte d'Ivoire est représentée par son ministre de la Défense mais ne participe pas au défilé.

Après le défilé des troupes africaines, les marins de l’Ecole des mousses, les élèves des Ecoles de préparation militaire, puis la Garde républicaine ont pris le relais et descendu les Champs-Elysées. Une fois le défilé des troupes au sol, les troupes montées et motorisées ont pris le relais à 11h30 : l'escadron motocycliste de la Gendarmerie, le 4e régiment des chasseurs ou encore le 6e régiment du génie ont descendu l'avenue dans un alignement parfait.

Les hélicoptères de l'armée et de la Sécurité civile ont pris la suite, avant que les parachutistes de l'armée de terre ne concluent le défilé en atterrissant devant la tribune présidentielle, chacun portant le drapeau de l'un des pays africains invités. Le dernier parachutiste a clôt cette série d'atterrissage avec les drapeaux de la France et de l'Union Européenne.

Polémique autour de certains militaires

L'invitation des troupes africaines au défilé fait l’objet de critiques de la part des défenseurs des droits de l'homme qui s'inquiètent de la possible présence, parmi ces détachements africains, de militaires cités dans des procédures pour crimes de guerre.

Les troupes, dont plusieurs unités militaires, "ont du sang sur les mains en ayant participé aux massacres de leurs propres peuples" et battent le pavé "devant les dictateurs de pays comme le Tchad, le Togo, le Centrafrique, le Congo Brazzaville, le Gabon, le Burkina Faso, Djibouti ou le Cameroun", écrivent les organisateurs dans un communiqué. L'Elysée a répondu mardi que la France avait vérifié "qu'aucune personne intéressant la justice ne participe au défilé".

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