Un coup de filet dans le milieu jihadiste

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Un coup de filet dans le milieu jihadiste
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Ces interpellations ont eu lieu mardi à Paris, en Seine-Saint-Denis et dans le Val-d'Oise.

Sept membres présumés de milieux islamistes ont été interpellés mardi, en Ile-de-France, dans le cadre de la lutte contre les filières jihadistes. Ces interpellations ont eu lieu à Paris, mais aussi à Stains, en Seine-Saint-Denis et à Garges-lès-Gonesse, dans le Val-d'Oise.

Les personnes arrêtées ont été conduites au siège de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) à Levallois, dans les Hauts-de-Seine, où elle doivent être interrogées durant une garde à vue qui peut être prolongée jusqu'à quatre jours, conformément à la législation antiterroriste.

Pas d'attentat en préparation, dit Guéant

Ce coup de filet serait lié à la lutte contre les filières jihadistes. Certains interpellés sont soupçonnés d'avoir effectué des allers et retours vers la zone pakistano-afghane. Ils auraient été identifiés notamment à la faveur d'échanges sur internet, a expliqué une source proche de l'enquête.

Mais les personnes interpellées mardi n'entretenaient visiblement aucun projet d'attentat, a confirmé le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant. "Ils avaient le projet de se former au jihad au Pakistan" mais "rien n'indique qu'ils s'apprêtaient à commettre un attentat en France", a déclaré le ministre lors d'un point presse. "Il semble qu'ils aient eu la volonté de s'organiser pour aller au jihad."

Les zones de combat aux confins de l'Afghanistan

Mais de longue date, comme ce fut le cas avec les filières tchétchènes et irakiennes, les responsables français du renseignement et de la lutte antiterroriste ont ciblé ces jihadistes partis combattre les forces internationales en Afghanistan, comme menace principale à l'intérieur des frontières.

Selon plusieurs responsables du renseignement, ils sont "quelques dizaines" dans ce cas et leur retour en Europe est surveillé de très près. En octobre, les services américains avaient prévenu les Européens du probable retour d'"un groupe de 25 jeunes formés au combat". Un de ces Français, Ryad Hannouni, avait été interpellé à Naples en septembre avant d'être extradé en France fin novembre. Actuellement, ils seraient toujours "une vingtaine" de Français dans les camps jihadistes, a confié auMondeBernard Squarcini, le patron de la DCRI.