Transports : vers une grève reconductible

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Transports : vers une grève reconductible
@ REUTERS
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Les transports en communs sont le premier secteur visé par les grève reconductibles.

Les mouvements de grève reconductible se précisent, principalement dans les transports en commun. Les préavis se multiplient suite à l'appel des fédérations transports des syndicats FO, CGT et Sud.

Mardi, le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a multiplié les appels à la mobilisation, afin de maintenir la pression de la rue sur le gouvernement. "Le principe d'arrêts de travail doit être discuté partout", car le conflit sur les retraites est entré "dans une nouvelle phase", a-t-il ainsi préconisé.

Grève illimitée dans les secteurs sensibles

Au-delà de ces appels à la mobilisation, les syndicats haussent le ton dans plusieurs secteurs clef, dont les transports. A la RATP, la CGT - principal syndicat de l’entreprise - a ainsi déposé un préavis de grève illimité à compter du lundi 11 octobre 22h30.

La branche Transport du syndicat a depuis multiplié les appels ciblés : les réseaux de transport publics dans les principales villes de provinces, le contrôle aérien, les aéroports de Paris, les autoroutes et le commerce maritime. Le syndicat FO lui a depuis emboité le pas, tout comme la CFDT mercredi.

A la SNCF, la décision n’est pas encore prise. "Nous prendrons, avec les autres fédérations syndicales des cheminots, notre décision définitive mercredi", a expliqué Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT-cheminots sur Europe 1.

"Tout est ouvert" à la SNCF

"Majoritairement, ce qui se dégage, c’est que les cheminots souhaitent continuer à peser dans le mouvement y compris au-delà des 24 heures. Mais à conditions de ne pas être seul comme secteur professionnel engagé sous cette forme d’actions", a-t-il expliqué avant de rappeler que "les cheminots ne représentent qu’1% des salariés en France".

"J’estime que d’autres secteurs professionnels doivent se mettre dans la bagarre pour peser un peu plus", a lancé le leader de la CGT-cheminots. "Une locomotive lancée toute seule sur les rails, ça ne sert à rien s’il n’y a pas de voiture ou de wagon d’accroché", a assuré Didier Le Reste. Le leader CGT a rendez-vous avec toutes les organisations de la CGT mardi pour "débattre des modalités d’actions" à entreprendre.

"Tout est ouvert" :

L'Unsa-cheminots - 2e syndicat du secteur - a indiqué que sa propre décision de se lancer ou non dans un mouvement reconductible était conditionnée à la position de la CGT qui est largement majoritaire (près 40%) dans l'entreprise publique.

Les autres syndicats, Sud Rail, FO, CFTC et CFE/CGC de cheminots, ont de leur côté déclaré leur soutien à une grève reconductible et déjà déposé un préavis pour le 12 octobre prochain.

Attendre les votes dans chaque entreprise

Les leaders syndicaux restent attentifs à toutes les actions reconductibles qui seront votées. Les déclarations de Bernard Thibault sont d'ailleurs une invitation à débattre du sujet. Et si elles deviennent nombreuses, les syndicats ont prévenu que, même s’ils ne parlent aujourd’hui que d’une seule journée d’action - le mardi 12 octobre prochain -, ils accompagneront les grèves illimitées.

Le texte sur le projet de loi de réforme des retraites arrive mardi devant les Sénateurs. 1.200 amendements sont à examiner.