Train Paris-Munich : "aucune alerte"

  • A
  • A
Train Paris-Munich : "aucune alerte"
Le procès doit déterminer les responsabilités du steward allemand du train à l’origine de l’incendie accidentel, Volker Janz, et des deux compagnies ferroviaire, la SNCF et la Deutsche Bahn (DB).@ MaxPPP
Partagez sur :

Le premier jour du procès de l’incendie qui fait 12 morts en 2002 a pointé des négligences.

Clés inadaptées aux portes, barrières retardant l'accès à la voie, absence d'alerte pour prévenir les passagers : au premier jour du procès de l'incendie du train Paris-Munich (12 morts en 2002), les témoins ont raconté lundi à Nancy les difficultés des secours et l'angoisse des survivants.

Lorsque l'incendie s'est déclaré le 6 novembre 2002 près de Nancy, peu après une heure du matin, il n'y a eu "aucune alerte orale de l'extérieur, aucune information sur la gravité de l'incident", s'est souvenu à la barre du tribunal correctionnel l'un des huit rescapés, Jean-Jacques Greffet.

Douze passagers avaient succombé et huit avaient été blessés en échappant aux flammes, notamment en brisant avec des moyens de fortune les fenêtres de sécurité.

Des clés incompatibles avec les portes

Ce premier jour a également mis en lumière les difficultés des secours pour accéder aux victimes. Le premier cheminot ayant tenté d'intervenir, Pascal Stote, a expliqué qu'il n'avait pu ouvrir les portes, sa clé n'étant pas compatible avec les portes des wagons allemands.

Deux pompiers ont aussi raconté leurs difficultés à intervenir, notamment en raison de "barrières métalliques d'environ 1,50 m sur la voie", qui les ont "retardés".

Le procès, qui doit durer deux semaines, doit déterminer les responsabilités du steward allemand du train à l’origine de l’incendie accidentel, Volker Janz, et des deux compagnies ferroviaires, la SNCF et la Deutsche Bahn (DB), poursuivis pour blessures et homicides involontaires.