Train, gaz, électricité : hausse limitée

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Train, gaz, électricité : hausse limitée
@ MAXPPP
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Le gouvernement a annoncé lundi une hausse de 2%, limitée à celle de l'inflation.

Le gouvernement semble déterminé à "protéger le pouvoir d'achat". Il va proposer une limitation à 2% cet été de la hausse des tarifs du train (hors TGV), du gaz et de l'électricité, a-t-il indiqué lundi. Cette mesure, qui concerne la SNCF, GDF Suez et EDF, suit l'annonce du Premier ministre Jean-Marc Ayrault la semaine dernière visant à limiter les hausses des tarifs réglementés au taux de l'inflation, d'environ 2% en France.

Hausse des tarifs de la SNCF le 1er août

La limitation de la hausse des tarifs des trains, qui concernera donc les Intercités et le TER, sera applicable au 1er août, précisent la ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, et le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier. Cette hausse de certains billets se traduira par des augmentations de 10 à 90 centimes d'euro sur les Intercités et les trains régionaux a précisé la SNCF dans un communiqué.

La principale fédération d'usagers de transports, la Fnaut, a fait preuve d'un enthousiasme limité. "L'augmentation est calée sur l'inflation, donc on ne peut pas faire plus neutre en termes de hausse de tarifs", a indiqué son vice-président Jean Lenoir.

Hausse de l'électricité le 20 juillet

Concernant l'électricité et le gaz, le Conseil supérieur de l'énergie (CSE) et la Commission de régulation de l'énergie (CRE) vont être saisis par Bercy. Le ministère du Budget veut en effet l'avis de ces instances sur un projet d'arrêté limitant la hausse des tarifs réglementés de GDF Suez et d'EDF à 2%. "Les tarifs seront effectifs au lendemain de la publication de l'arrêté au Journal officiel, attendue le 20 juillet", a-t-on appris auprès du ministère de l'Ecologie.

Une décision qui risque de mécontenter

En limitant la hausse des prix du gaz, le gouvernement prend le risque d'un nouveau conflit avec GDF Suez. Le groupe, qui dessert un peu moins de 10 millions de foyers abonnés au gaz, demandait une hausse proche de 4 à 5% à compter du mois de juillet sur la base de la formule légale, selon deux sources proches du dossier. Mais selon une autre source proche des négociations, l'opérateur gazier historique réclamait en réalité une hausse totale de 8,1%. "C'était inconcevable", a résumé cette source.

Jean-Marc Ayrault avait bien précisé mercredi, au JT de TF1, que les prix du gaz n'augmenteraient pas plus que l'inflation. "Il y a peut-être un problème juridique, technique, etc., mais moi, je veux qu'on comprenne bien qu'on ne va pas encore prendre de l'argent dans le pouvoir d'achat des classes moyennes et des classes populaires", avait insisté le chef du gouvernement.