TGV bloqué : Cuvillier veut un rapport

  • A
  • A
TGV bloqué : Cuvillier veut un rapport
@ REUTERS
Partagez sur :

Le ministre délégué aux Transports veut des explications, après la nuit de galère de passagers SNCF.

Plus de 600 passagers d'un TGV, parti de Paris en direction de Grenoble et d'Avignon, ont été bloqués pendant près de quatre heures trente en Saône-et-Loire dans la nuit de vendredi à samedi, en raison d'une panne matérielle, et 150 d'entre eux ont mis 12 heures pour se rendre à Grenoble. Le ministre délégué aux Transports Frédéric Cuvillier a demandé au président de la SNCF des explications sur les incidents, et "un rapport dans les tout prochains jours".

Le TGV, parti vendredi à 19h47 de Paris, a subi une panne au niveau d'une des motrices et a du être stoppé vers 21h à hauteur de la commune de Curtil-sous-Burnand, a expliqué la SNCF. Près de 300 personnes voyageaient dans chaque rame.

"Aucune animosité"

"Pendant plus d'une heure, on n'a eu aucune nouvelle et il faisait près de 40 degrés, puis le contrôleur nous a finalement expliqué que le moteur d'une des rames avait brûlé", a déclaré une passagère du train, journaliste à France Bleu Isère. "A minuit, ils ont commencé à faire les évacuations à bord d'un autre TGV", affrété à Lyon, "et le transbordement s'est achevé vers 1h30", a-t-elle détaillé, précisant qu'il n'y avait "aucune animosité" chez les passagers.

Après une étape d'une demi-heure à Mâcon "pour donner des bouteilles d'eau", le train est arrivé vers 3h15 en gare de Lyon-Part-Dieu. Les voyageurs pour Avignon ont alors pu repartir et leur arrivée était prévue entre 3h30 et 4h, selon la SNCF. Mais les 150 passagers à destination de l'Isère ont été immobilisés en raison des travaux sur les voies empêchant la circulation entre Lyon et Grenoble.

Un aller-retour Paris-Grenoble en guise de consolation

"Nous avons été accueillis dans une rame en 1ere classe avec des paniers repas, un kit nuit et des couvertures", a raconté la journaliste, selon laquelle "quelques personnes n'ont pas compris qu'il n'y ait pas de bus". "A 6h00, ils nous ont réveillés avec du café et un petit déjeuner, on a encore changé de train et on est reparti à 6h25 pour arriver à 7h50 à Grenoble", a-t-elle dit. Soit "en tout 12 heures de trajet et 9 heures de retard".

En guise de consolation, la SNCF offrira aux infortunés voyageurs un aller-retour Paris-Grenoble en plus du remboursement intégral de leur billet de train accordé aux autres passagers.*

Le ministre des Transports veut un rapport

Ce train en panne, bloquant la voie descendante, a obligé la SNCF a faire circuler les trains vers Paris et vers le sud sur la voie montante en alternance, a précisé samedi la SNCF, occasionnant d'autres retards. Ainsi sept TGV, qui se dirigeaient vers le Sud-Est et le Midi ont subi des retards supérieurs à un quart d'heure, dont deux avec près d'une heure trente de retard et un a près de trois heures. Dans la direction de Paris, une demi-douzaine de TGV ont connu des retards de près d'une heure trente, selon la SNCF.

Dans un communiqué, le ministre délégué aux transports annonce qu'il recevra le président de la SNCF dès le 12 juillet, pour aborder "les actions évoquées par le rapport commandé et les mesures plus générales que compte prendre la SNCF pour améliorer la qualité de service offert aux voyageurs".