Tempête : une facture à 1,2 milliard

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Tempête : une facture à 1,2 milliard
@ REUTERS
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C'est la première estimation réalisée par les assureurs, un chiffre qui pourrait encore augmenter.

Après une première estimation à 1 milliard d’euros, la facture de la tempête s’alourdit. La Fédération française des sociétés d'assurance (FFSA) a communiqué jeudi une première évaluation autour de 1,2 milliards d’euros.

L’allemand Allianz, premier assureur européen, a déclaré jeudi que Xynthia pourrait lui coûter entre 100 et 300 millions d’euros. Les assureurs estiment également à 500.000 le nombre de sinistrés déclarés.

Ce montant représente le double de la première estimation qui avait été annoncée juste après cette catastrophe. Il reste néanmoins inférieur au 1,680 milliard qu'a coûté finalement la tempête Klaus qui a frappé le sud-ouest fin janvier 2009.

La tempête la plus chère depuis 1999

Le coût final de la tempête de 2009 ayant été près de trois fois supérieur à la première estimation, Xynthia pourrait ainsi devenir la tempête la plus chère en France depuis Lothar et Martin, en 1999, qui avaient pesé 7 milliards dans les comptes des assureurs. D’autant que les dégâts causés par une inondation sont bien supérieurs à ceux causés par le vent, ont rappelé les assureurs.

Habituellement, les assurés ont cinq jours pour déclarer un sinistre et dix jours dans le cas d'un arrêté de catastrophe naturelle. Mais face à l’ampleur des dégâts, le délai de déclaration de sinistre a été étendu jusqu'au 31 mars. La facture finale ne sera donc connue que dans plusieurs mois.

Etat et régions mobilisent 508 millions

L’Etat et les collectivités territoriales ont de leur côté déjà annoncé le déblocage de 508 millions d’euros. Cette somme comprend l’aide d’urgence aux ostréiculteurs, aux agriculteurs, l’aide des régions et la première estimation de la réparation des digues.

La tempête Xynthia mobiliserait donc déjà plus de 1,7 milliards d’euros. Il faut également y ajouter le versement par l’Etat de 10.000 euros pour chacune des petites et moyennes entreprises, dont le chiffre d'affaires est inférieur à 1 million d'euros hors taxes.