TEMOIGNAGE - "Rémi avait pris toutes ses précautions"

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TEMOIGNAGE - "Rémi avait pris toutes ses précautions"
Rémi Ochlik avait été profondément marqué par la mort en Tunisie , il y a un an, de son ami Lucas Dolega.@ REUTERS
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La compagne de Rémi Ochlick revient sur le dernier voyage du photoreporter en Syrie.

C'est la première fois qu'elle sort de son silence depuis la mort de son compagnon, le photojournaliste Rémi Ochliktué en Syrie dans le bombardement de la maison des médias à Homs

"Chaque minute commence à être insoutenable"

Invitée d'Europe 1 lundi matin, Emilie Blachère a dit son impatience de voir le corps de son ami rapatrié : "je sais que tout le monde fait tout pour les ramener (Rémi Ochlik et Marie Colvin) et notamment Edith Bouvier et William Daniels mais je sais que c'est long, que c'est un pays compliqué".

"Je pense qu'il faut être patient mais chaque minute commence à être insoutenable pour nous, la famille et les amis", a confié la jeune femme, elle-même journaliste à Paris Match.

"Ne pas oublier les survivants"

"Il y a des survivants et il ne faut pas les oublier" a aussi insisté la journaliste à propos notamment de la journaliste française Edith Bouvier et du photographe indépendant britannique Paul Conroy blessés dans le bombardement qui a coûté la vie à Rémi Ochlik et Marie Colvin et toujours pris au piège de la ville de Homs.

"Rémi avait pris toutes les précautions"

A propos de son compagnon, Emilie Blachère a souligné qu'"il avait pris toutes les précautions nécessaires pour partir là-bas en sachant, bien sûr, que le risque zéro n'existe pas". Concédant que ce dernier avait pu avoir, plus jeune, "la fougue" propre aux jeunes reporters, la journaliste estime que le jeune homme avait mûri ces dernières années. D'après elle, Rémi Ochlik avait notamment été profondément marqué, il y a un an, par la mort en Tunisie du photographe franco-allemand Lucas Dolega, "un ami".