Tarterêts : la fillette blessée "plus en danger"

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Tarterêts : la fillette blessée "plus en danger"
@ EUROPE 1
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Le ministre de l'Intérieur est revenu, mercredi sur Europe 1, sur les violences aux Tarterêts.

Invité mercredi matin d'Europe 1, le ministre de l'Intérieur Claude Guéant est notamment revenu les violences qui se sont déroulées, depuis dimanche soir, au quartier des Tarterêts à Corbeil-Essonnes. Voici ses principales déclarations :

Deux interpellations aux Tarterêts

Violences aux Tarterêts - La police a mené mercredi matin, à 6 heures, une opération dans le quartier des Tarterêts à Corbeil-Essonnes, théâtre de violences dimanche et lundi soir, a annoncé Claude Guéant sur Europe 1. Il a été procédé à deux interpellations dans le cadre de l'enquête sur l'agression de deux CRS le 25 mai dernier, a ajouté le ministre de l'Intérieur. Par ailleurs, les jours de la fillette plongée dans le coma depuis qu'elle a reçu un projectile à la tête dimanche soir "ne sont plus considérés comme étant en danger", a précisé Claude Guéant. "Ses parents se disent convaincus qu'il s'agit d'une balle de caoutchouc tirée par un policier, ce qui n'est pas avéré selon la police", a encore indiqué le ministre.

Dépénalisation du cannabis - La légalisation du cannabis, "j'y suis absolument opposé", a martelé Claude Guéant. "Si on dépénalise, on rend l'accès plus facile. Si on rend l'accès plus facile, on augmente le péril sanitaire", a indiqué le ministre de l'Intérieur, avant d'insister : "J'ajoute que, par rapport, à la délinquance et au phénomène de bande, il a été observé - partout où le cannabis a été dépénalisé - que les bandes s'emparaient de trafic d'autres substances", comme la cocaïne. En somme, "les mafias demeureraient et le péril sanitaire s'en trouverait augmenté". La dépénalisation du cannabis est une mesure réclamée par divers élus qui voient là le seul moyen de lutter efficacement contre les trafics notamment dans les quartiers sensibles comme les Tarterêts.



L'affaire DSK et les bisbilles à l'UMP

Affaire DSK - "Moi, cela me semble absolument impossible". Claude Guéant a également assuré, mercredi matin, que Paris n'avait pas été consulté par les autorités américaines ou la direction du groupe Accor (Sofitel) avant l'arrestation de Dominique Strauss-Kahn, le 14 mai dernier. "Pour ma part je n'ai jamais été consulté et je suis absolument sûr que personne n'a été consulté", a insisté le ministre de l'Intérieur, avant d'ajouter : "De toutes façons, la police, même en France, fait toujours son travail. S'il y a un crime ou un délit, s'il y a une plainte, elle n'attend pas un feu vert de l'Exécutif".

Législatives à Paris - "François Fillon n'a pas annoncé sa candidature. Laissons les choses se faire. François Fillon, comme moi à mon niveau, a le souci de faire le travail d'un gouvernement : le maximum de services pour les Français", a commenté Claude Guéant, interrogé sur la candidature possible de François Fillon aux législatives de 2012. Possibilité qui suscite les protestations de certains élus comme Rachida Dati ou Claude Goasguen.