Sur l'autoroute, à vos porte-monnaie

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Sur l'autoroute, à vos porte-monnaie
Un site internet a fait un classement des autoroutes les plus chères de France : en tête l'A65.@ MAXPPP
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Un site internet a fait un classement des autoroutes les plus chères de l'Hexagone : en tête l'A65.

Il y a les automobilistes prévoyants qui ont sorti leur carte bleue dès le départ, ceux qui fouillent leur poche à la recherche de monnaie au dernier moment ou encore les habitués qui sont abonnés au service de télé-péage... Mais tous doivent forcément passer à la caisse pour voir la barrière se lever. A l'heure des premiers grands départs en vacances de l'été, le site Linternaute.com a établi un classement des autoroutes les plus chères de France. Alors où faut-il rouler, ou pas ?

Plus de 13 centimes au kilomètre sur l'A65

C'est l'autoroute A65 qui décroche la palme d'autoroute la plus chère de l'Hexagone. L'autoroute de Gascogne relie Langon, en Gironde, à Pau, dans les Pyrénées-Atlantique. Et pour parcourir ces 150 kilomètres tout pile, il faut payer pas moins de 20,70 euros - soit 13,80 centimes au kilomètre.

Pas loin derrière, l'A19. L'autoroute écolo qui relie Sens, dans l'Yonne, à Artenay, dans le Loiret, pour contourner Paris par le sud n'est longue que de 126 kilomètres mais il faut tout de même débourser 17,20 euros, soit 13,65 centimes par kilomètre. L'Alpine complète le podium : l'A41, entre Grenoble et Genève, coûte aux automobilistes 12,94 centimes par kilomètres.

L'A75 presque entièrement gratuite

A l'autre bout du classement, l'A75 est l'autoroute la moins chère de France. En effet, sur les 330 kilomètres de parcours entre Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme, et Béziers, dans l'Hérault, seule la traversée du viaduc de Millau est payante. Et il en coûte entre 6,70 euros hors saison et 8,60 euros pendant la période estivale - soit 2 à 2,61 centimes par kilomètre.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer ces écarts de prix. Ainsi pour l'association 40 millions d'automobilistes, A'liénor, la société qui exploite l'A65, compense la faible fréquentation de cette autoroute par des droits de péage plus élevés. Mais c'est un cercle vicieux, puisque "vus les prix, les gens privilégient les axes secondaires et évitent ce trajet", note Daniel Dechaux, son président de la commission infrastructure et mobilité, dans les colonnes du Figaro. L'analyse est tout autre du côté du ministère des Transports qui argue que l'autoroute est récente et a coûté relativement cher vu les difficultés techniques de construction.

Reste que normalement, les tarifs des autoroutes sont réglementés : leur hausse ne doit pas dépasser l'inflation. Or depuis plusieurs années, les concessionnaires des autoroutes procèdent régulièrement à des augmentations supérieures à l'inflation, dénoncent les associations de défense des automobilistes.