Substituts nicotiniques : éloignez vos enfants

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Substituts nicotiniques : éloignez vos enfants
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SANTÉ - Patchs et gommes à mâcher doivent être mis hors de portée des petits afin d'éviter des intoxications. 

L'INFO. Vous êtes parent et avez pris comme bonne résolution d'arrêter de fumer en 2014 ? Pensez, dans ce cas, à tenir éloignés de vos enfants les substituts nicotiniques, y compris quand ils sont usagés. Dans son numéro de janvier, la revue médicale Prescrire consacre un long article à ce sujet et explique en quoi ces substituts peuvent s'avérer dangereux pour les enfants, en particulier les plus petits.

A ranger comme un médicament.  Avec leurs papiers d'emballage colorés, leurs arômes mentholés ou fruités, certains substituts nicotiniques ressemblent à s'y méprendre à des bonbons. Les enfants peuvent ainsi être attirés par les gommes à mâcher ou être tentés de jouer avec des sprays. Or, une simple pression du doigt suffit pour vaporiser quelques milligrammes de nicotine. La revue Prescrire conseille donc aux parents de ranger leurs substituts nicotiniques dans une armoire à pharmacie, comme on le ferait pour n'importe quel médicament.

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318 cas d'intoxication. En France, sur la période 2000-2010, les centres antipoison ont dû prendre en charge 318 enfants de moins de dix ans, intoxiqués à la nicotine. Près de deux jeunes intoxiqués sur trois étaient âgés de moins de 4 ans et avaient avalé des comprimés ou des gommes à mâcher. 

Quels effets ? Les effets de la nicotine sur les enfants sont loin d'être anodins, rappelle la revue Prescrire. Au niveau digestif, elle provoque nausées, vomissements et diarrhées. "On peut aussi avoir des effets sur le système cardiovasculaire et le système respiratoire", indique Jacques Le Houézec, scientifique spécialiste de la nicotine, interrogé par Europe 1.

Concrètement, l'inhalation de nicotine par les enfants peut provoquer des tachycardies, des hypertensions artérielles, et même, en cas de forte dose, des convulsions ou une dépression respiratoire. Selon les cas recensés par les centres antipoisons, aucun des enfants intoxiqués n'a toutefois conservé des séquelles durables.