Strasbourg/Port-Bou : excuses et plainte

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Strasbourg/Port-Bou : excuses et plainte
@ MAXPPP
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Après le voyage interminable qu'on connu les passagers du train, la polémique enfle.

Plus de 24 heures pour rallier Strasbourg à Port Bou, à la frontière espagnole, soit autant que pour aller bronzer en Nouvelle-Calédonie... Le pilule a du mal à passer pour les 600 passagers du train. Alors que le patron de la SNCF s'est personnellement excusé, les syndicats en remettent une couche et accusent la SNCF de casser le service public.

Un retard "inadmissible" mais "exceptionnel"

Guillaume Pepy a admis que la série d'incidents qui a conduit le convoi à accumuler plus de 13 heures de retard n'était "pas admissible". Il la juge cependant "tout à fait exceptionnelle", dans une lettre aux passagers, datée de mardi. "Je veillerai personnellement à ce que l'enquête ordonnée ait les suites nécessaires", écrit-il.

SUD-Rail a de son côté affirmé que la direction de la SNCF savait depuis la veille de l'incident que le conducteur, qui devait prendre le relais du train à Belfort, n'était pas disponible. "Ce conducteur a été renvoyé chez lui par la direction SNCF", a déclaré sur RTL Stéphane Boulade, secrétaire fédéral du syndicat.

"La réorganisation de la SNCF" en cause

D'autres syndicats, la Fédération CGT des cheminots et la CFDT Cheminots de Strasbourg, ont plus largement remis en cause la politique de la SNCF, l'accusant de se "détourne(r) du service public" et de faire des "économies coupables". Pour la CFDT Cheminots de Strasbourg, "en dehors des conditions hivernales rigoureuses, ce qui est en cause, c'est la réorganisation de la SNCF".

Guillaume Pepy a rappelé que l'entreprise allait rembourser leur billet et offrir un aller-retour aux passagers du train. Un geste insuffisant pour une avocate qui, passagère du train, a annoncé la volonté de nombreux voyageurs de constituer une association et d'engager une action en justice. "Cette action serait basée sur la mauvaise exécution par la SNCF de ses obligations contractuelles", a expliqué Me Fanny Deetjen, du barreau de Montpellier.