Stop aux appels d'urgence abusifs
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Une nouvelle campagne est lancée pour responsabiliser les citoyens.

15, 17 ou 18. Ces trois numéros de téléphone sont connus des Français en cas d'urgence. Mais confrontés à une forte hausse des appels, souvent abusifs, la préfecture de police et la mairie de Paris ont lancé une nouvelle campagne de sensibilisation pour responsabiliser les citoyens.

Le slogan ? "Abuser des numéros d'urgence nuit gravement à ceux qui en ont besoin. Les premiers secours, c'est pas pour jouer !". Une première campagne sur le même thème en novembre 2008 avait provoqué une baisse des appels abusifs. Mais "les effets ont été limités dans le temps, avec une reprise du nombre d'appels qui nous inquiète à nouveau", a expliqué le préfet de police, Michel Gaudin.

Les véritables appels urgents n'ont constitué que 40% des 528.000 appels reçus par police-secours (17) à Paris en 2009. Un chiffre qui inquiète Alain Gardère, le directeur de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP). Les 60% restants sont des demandes de renseignements sur la pharmacie la plus proche, une voiture en fourrière ou concernent des gens confondant les numéros d'appels d'urgence du Samu, de la police ou des pompiers (15 17 ou 18).

Le standard des pompiers saturé

La brigade des sapeurs pompiers de Paris (BSPP) est "à la peine (et) nous arrivons à saturation", selon son commandant, le général Joël Prieur. "Le pompier est devenu un généraliste du risque", a-t-il déploré. Un quart des appels n’ont aucun rapport avec les pompiers.

Bobologie, habituée en mal de contact, agressivité gratuite ou réel soutien pour une réanimation, écoutez les appels que peuvent recevoir les pompiers :


La campagne peut aussi faire sourire. La préfecture de police propose sur son site internet les modes d’emploi du 15, du 17 et du 18, ainsi qu’un "best-of" 2009 des appels abusifs. Heureusement que le ridicule ne tue pas.