Sondages : perquisitions chez Buisson

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Sondages : perquisitions chez Buisson
Un juge s'est rendu jeudi au bureau et au domicile de l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson.@ REUTERS
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Un juge s'est rendu jeudi au bureau et au domicile de l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy.

L'info. Une perquisition était en cours jeudi matin au bureau et au domicile parisien de l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy Patrick Buisson dans l'affaire dite des sondages de l'Elysée. Un juge d'instruction et des policiers de la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) de la police judiciaire parisienne seraient sur place, selon les informations de la chaîne M6. Le juge Serge Tournaire enquête sur la régularité des contrats conclus, sans appel d'offres, entre l'Elysée et neuf instituts de sondage sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

L'affaire. A l'origine de cette affaire, l'association Anticor, qui avait déposé une plainte pour favoritisme en 2010 au sujet d'une convention commerciale conclue sans appel d'offres en 2007 par les services de l'ex-président Nicolas Sarkozy avec la société de conseil Publifact de Patrick Buisson, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy. En 2009, la Cour des comptes avait épinglé ce contrat, passé sans qu'"aucune des possibilités offertes par le code des marchés publics pour respecter les règles de la mise en concurrence (...) n'ait été appliquée". Après une longue bataille procédurale d'Anticor, la Cour de cassation a autorisé en décembre le juge Serge Tournaire à enquêter sur ce contrat.

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© REUTERS

L'enquête a été élargie en janvier dernier à des conventions passées entre mai 2007 et mai 2012 entre l'Elysée et les sociétés Publifact, PubliOpinion, Giacometti-Peron, Ipsos, Ifop, OpinionWay, Sociovision, TNS Sofrès et CSA. La plainte d'Anticor s'appuie notamment sur des documents (factures, conventions, contrats) recueillis par le militant écologiste grenoblois Raymond Avrillier, qui a lui aussi porté plainte.

Les investigations portent sur d'éventuels faits de "favoritisme", "détournements de fonds publics", complicité et recel de ces délits, à l'occasion des contrats et marchés conclus pour ces sondages. La semaine passée, l'avocat d'Anticor, Jérôme Karsenti, avait annoncé que les sondages commandés par la présidence de la République lors des deux dernières années du quinquennat de Nicolas Sarkozy étaient introuvables à l'Elysée, que ce soit dans les archives ou au service financier.