SNCF : vers une suspension de la grève

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SNCF : vers une suspension de la grève
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La CGT pourrait mettre fin au mouvement. Mais sur le terrain, la situation reste très confuse.

Après deux semaines de grève, le secrétaire général de la CGT-Cheminots Didier Le Reste a ouvert lundi soir la porte au dialogue. Ce syndicat devrait participer mercredi à la table ronde nationale sur les sujets sociaux, prévue par la direction. "On va vers une suspension de la grève, pour la CGT en tous cas", a-t-il déclaré, avant de prévenir, sur i-Télé : "Ce n'est qu'une étape, tout ne sera pas réglé le 21 avril".

Sur le terrain, la situation reste très confuse. Exemple en Midi-Pyrénées, l'un des noyaux durs du mouvement, mardi : les conducteurs ont reconduit la grève alors que les contrôleurs, eux, ont décidé de le suspendre. Mêmes divergences en région Rhône-Alpes : les salariés ont voté la reconduite de la grève, à l'exception des contrôleurs de Lyon et Valence.

Sur l'ensemble du pays, selon la direction, le nombre de grévistes serait en "forte baisse" à 22,76% chez les contrôleurs et à 26,75% chez les conducteurs, contre 28,49% et 32,67% la veille.

Sud-Rail appelle à la poursuite

De son côté, Sud-Rail a de nouveau appelé à la poursuite du mouvement. Dans un communiqué, le syndicat brandit le spectre d'une privatisation à terme de la SNCF.

"C'est bien par une grève reconductible nationale que nous empêcherons la disparition de l'Etablissement public industriel et commercial (Epic) de la SNCF, que nous réduirons les inégalités de concurrence avec la route et que nous développerons les services publics et la SNCF", peut-on lire dans le texte de Sud-Rail.

Le gouvernement espère une sortie de crise

Dominique Bussereau avait estimé samedi qu'il fallait "savoir terminer une grève" qui est "ultra-minoritaire". Sur Europe 1 dimanche, Eric Woerth a appelé les syndicats à "mettre un terme" à la grève. "Quand la grève est utilisée comme élément déclencheur d'une négociation, ce n'est pas du tout comme ça qu'il faut voir les choses, c'est du XIXème siècle ça", a-t-il lancé.

"Il faut une reprise du travail pour que la réunion de mercredi soit positive, constructive pour tout le monde", avait déclaré de son côté Guillaume Pepy, lundi matin sur Europe 1.