SNCF : la CGT dénonce les risques d'une "libéralisation"

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SNCF : la CGT dénonce les risques d'une "libéralisation"
Gilbert Garrel, secrétaire général de la fédération CGT Cheminots@ DR
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VOTRE CHOIX D’ACTU DU 12 DECEMBRE - Une grève de 24 heures a été déclenchée à la SNCF. Gilbert Garrel, secrétaire général de la Fédération CGT Cheminots, s'en explique.

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>>>Jeudi 12 décembre, vous avez été 61% à faire "Votre choix d’actu" sur la grève à la SNCF. Gilbert Garrel, secrétaire général de la Fédération CGT Cheminots a assuré dans Europe midi que la grève était bien suivie, selon les estimations de mi-journée, un cheminot sur deux ayant cessé le travail. Cette journée de mobilisation est selon lui, un moyen "d’alerter" les usagers sur le risque de privatisation de la SNCF. Cette grève est aussi "l’aboutissement négatif d’un dialogue social qui a échoué", a-t-il précisé.

Réfutant l’idée selon laquelle les usagers sont "pris en otage" les jours de grève, Gilbert Garrel a assuré que "la bête noire des usagers, c’est le quotidien, une qualité de transports qui n’est pas au niveau attendu". Les syndicats demandent aux dirigeants de la SNCF et au gouvernement de réfléchir à l’amélioration "du service dû à la nation et dû aux usagers".

Le risque d’une "libéralisation". Évoquant la privatisation de la SNCF, le secrétaire général de la CGT Cheminots a précisé que "jamais la libéralisation a été favorable à la qualité et aux tarifs". De même, les discussions avec le gouvernement et les garanties promises ne sont que de "l’enfumage médiatique" selon lui. Alors que le gouvernement avait annoncé la fin des suppressions de postes dans le secteur, 2.000 emplois seront supprimés, selon le budget 2014 de la SNCF publié mercredi 11 décembre.

En octobre 2012, le gouvernement promettait de "meilleures conditions de travail", mais les syndicats dénoncent le projet de loi du 16 octobre 2013. En lieu et place de la réunification prévue entre la SNCF et Réseau Ferré de France, est prévue la création d’une nouvelle entreprise. De plus, aucune garantie de statut n’est prévue pour les cheminots. Gilbert Garrel conclut : Guillaume Pépy, le patron de la SNCF, "nous ment, et un peu le gouvernement aussi".