SNCF : arrêté pour quelque 2.000 tags

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SNCF : arrêté pour quelque 2.000 tags
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La compagnie ferroviaire évalue le préjudice causé par le graffeur Oreak à 562.000 euros.

Sa signature est connue à la fois des passagers de trains et des forces de police. Entre le 18 mai 2011 et le 13 avril 2012, le graffeur Oreak aurait réalisé quelque 2.000 tags sur des rames de la SNCF à Paris et en banlieue. Un préjudice évalué par la SNCF à 562.000 euros, une somme considérable.

80 bombes de peinture saisies

Derrière ce nom se trouve finalement un jeune homme de 23 ans, interpellé lundi soir chez lui, à Tournan-en-Brie, en Seine-et-Marne.

Les enquêteurs de la sous-direction régionale de la police des transports (SDRPT) ont saisi à son domicile plus de 80 bombes de peinture, le matériel nécessaire au gravage des vitres des rames - du papier de verre notamment- et une clef USB où figuraient les photos de tags.

Le suspect a reconnu les faits dans la soirée.

De l'action collective au tag solitaire

Le 24 avril dernier, la SNCF avait déposé plainte pour les nombreux tags, graffitis et gravures retrouvés sur ses rames et ses infrastructures. Une cellule spécialisée de la SDRPT, chargée de la traque des tags et de leurs auteurs, s'était alors saisie de l'affaire.

La signature Oreak orientait clairement les enquêteurs sur la piste d'un individu agissant en solitaire. Ils se sont toutefois rendu compte rapidement qu'elle avait déjà été utilisée auparavant par un "crew" (une bande) "responsable de nombreuses dégradations antérieures" selon la préfecture de police.

Leurs investigations les ont finalement menés sur la piste du jeune homme déféré lundi soir au parquet de Paris. Auditionné, Oreak a reconnu avoir appartenu dans le passé à cette bande et être l'auteur des centaines de tags dénoncés par la SNCF.