Six islamistes arrêtés mercredi relâchés

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Six islamistes arrêtés mercredi relâchés
Les six dernières personnes arrêtés mercredi ont été libérées vendredi.@ MAXPPP
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Quatre d'entre eux avaient déjà été libérés jeudi, après le coup de filet de mercredi.

Les six dernières personnes encore en garde à vue après leur interpellation mercredi matin dans plusieurs villes, dans le cadre d'une opération visant des islamistes radicaux présumés, ont été relâchées vendredi. Elles ne sont pas poursuivies par la justice dans l'immédiat.

Pas de charges suffisantes

Sur les dix personnes interpellées, quatre avaient déjà été remises en liberté jeudi soir. Seule de la documentation a été retrouvée au domicile des suspects et le parquet a estimé que les charges n'étaient pas suffisantes pour justifier des poursuites. Les investigations vont se poursuivre dans le cadre des enquêtes préliminaires ouvertes par le parquet antiterroriste de Paris lundi.

Le principe de ce coup de filet avait été contesté. C'est en effet le renseignement qui avait sollicité le parquet de Paris pour ces interpellations sur le fondement de simples fiches établies du fait que les personnes concernées présentaient un risque théorique en raison d'un profil, de sympathies ou de voyages dans la zone pakistano-afghane. Le gouvernement a défendu le principe d'une action préventive après le meurtre de sept personnes à Toulouse et Montauban par un fanatique islamiste, Mohamed Merah.

13 personnes mises en examen

Cette opération est intervenue après l'interpellation de 19 membres présumés du groupe salafiste Forsane Alizza le 30 mars. Treize d'entre eux ont été mis en examen pour "association de malfaiteurs en vue de commettre un acte de terrorisme, acquisition, détention et transports d'armes". Certains sont soupçonnés d'avoir évoqué en septembre 2011 un "projet intellectuel" d'enlèvement d'un magistrat lyonnais qui n'avait toutefois pas connu de "commencement d'exécution" susceptible de caractériser une tentative d'enlèvement, selon le procureur de Paris François Molins.

Parallèlement, Claude Guéant a annoncé vendredi qu'une personne sous "statut de réfugié politique" avait été interpellée jeudi dans le cadre des opérations anti-islamistes des derniers jours et qu'elle "sera assignée à résidence".