SFR étend le congé aux parents gays

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SFR étend le congé aux parents gays
Dans le Code du travail, rien n'est prévu, dans un couple homosexuel, pour le parent qui n'adopte pas.@ MAXPPP
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Dès samedi, les salariés de SFR y auront droit. Une mesure déjà adoptée par quelques entreprises.

Avoir un enfant avec une personne de même sexe et bénéficier d'un "congé de parentalité" ? Ce sera possible dès samedi chez SFR. Tout maman ou papa "numéro 2" aura droit à 11 jours de congés à prendre durant les quatre premiers mois du bébé.

Peu d'entreprises ont sauté le pas

Un choix d'entreprise qui va bien au-delà de la loi : dans le Code du travail, rien n'est prévu, dans un couple homosexuel, pour le parent qui n'adopte pas. Comme SFR, pourtant, quelques entreprises octroient ce droit à leurs salariés homosexuels : dès 2007, Eau de Paris avait ainsi sauté le pas.

Des exemples qui relèvent de l'exception ; comme le soulignait L'Express récemment : "sur les 26 entreprises considérées comme les plus avancées sur la question par l'Institut Randstad et L'Autre cercle - une association qui lutte pour les droits des homosexuels au travail - seules dix ont déjà décidé de faire".

Et dans les autres entreprises ? En l'absence de loi, les salariés homosexuels doivent se contenter du cas par cas. Parfois pour le pire : en janvier, une fonctionnaire de police du Rhône s'était vue refuser un simple congé de naissance de trois jours pour la venue de l'enfant de sa compagne.

Peu de candidats déclarés pour l'instant

Chez SFR, la direction des ressources humaines de SFR assure que la décision d'étendre ce congé parental aux homosexuels a été naturelle. Tout est parti, fin 2011, de la demande d'une salariée dont la compagne venait d'accoucher. L'entreprise a accepté sans sourciller "par volonté d'équité".

Avec la "généralisation" de la mesure au 1er septembre, quatre salariés se sont plus ou moins manifestés. Le groupe en compte 10.000…

L'association Homosphère qui réunit les lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres de SFR se réjouit de "cet aboutissement". Mais l'association s'interroge aussi "sur le fait que des salariés éprouvent encore le besoin de se cacher par crainte des conséquences négatives sur leur carrière et leurs conditions de vie".