Semaine cruciale sur le front de l'emploi

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Semaine cruciale sur le front de l'emploi
Le tribunal de commerce de Nanterre examine la situation de l'usine Technicolor d'Angers (ex-Thomson Angers), spécialisée dans la fabrication de décodeurs numériques, qui emploie 351 salariés et a été placée en liquidation judiciaire le 1er juin.
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La justice doit se prononcer sur le sort d'entreprises qui défrayent la chronique depuis des mois.

Alors que le seuil symbolique des 3 millions de chômeurs a été franchi dimanche, sans espoir d'amélioration à court terme selon le ministre du Travail Michel Sapin, c'est une semaine à hauts risques qui se profile sur le front de l'emploi. Après des mois de recherches et de pourparlers, les dossiers d'entreprises en grandes difficultés financières, dont le traitement avait été mis entre parenthèses pendant la campagne présidentielle, vont finalement être tranchés par la justice.

Petroplus, Doux et Technicolor

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© REUTERS

Le premier de ces dossiers n'est autre que Petroplus, l'un des symboles de la campagne. Le tribunal de commerce de Rouen doit examiner mardi les deux offres de reprise de cette raffinerie de Petit-Couronne qui emploie 480 personnes. Deux offres qui suscitent autant d'espoirs que d'inquiétudes puisqu'elles émanent en effet de repreneurs peu connus, dans un contexte marqué par une surcapacité du raffinage en Europe. La raffinerie, actuellement sous administration judiciaire, avait repris son activité pour un contrat de quelques mois avec Shell.

 >> Petroplus : deux offres sur la table

Doux siège

© MAXPPP

Mercredi, c'est autour du tribunal de commerce de Quimper de se prononcer sur l'avenir du pôle frais du groupe volailler Doux. L'entreprise emploie 1.700 personnes dans une dizaine d'usines implantées dans l'Ouest, le Nord et le Centre. Là aussi, il y a des offres de reprise, mais elles sont partielles. Quelques centaines d'emplois, tout au plus, pourraient être sauvés.

>> Doux : cinq offres partielles déposées

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© MAXPPP

Jeudi, le tribunal de commerce de Nanterre doit statuer sur le sort de l'usine Technicolor d'Angers qui fabrique des décodeurs après avoir été, dans les années 70 et 80, la grande usine de téléviseurs du groupe Thomson, employant 2.500 personnes. Aujourd'hui, les salariés ne sont plus que 350, et craignent de voir leur entreprise purement et simplement liquidée.

Le même jour, Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, doit recevoir Philippe Camus, le patron d'Alcatel-Lucent, qui a annoncé la suppression de 5.000 emplois dans le monde. Fleur Pellerin, la ministre déléguée chargée des PME, de l'Innovation et de l'Economie numérique, assistera à la réunion, prévue à midi.