Sarkozy promet de nouveau de "sanctuariser" les lycées

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Sarkozy promet de nouveau de "sanctuariser" les lycées
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Le président de la République a commenté lundi "la terrible agression" qui a eu lieu vendredi au lycée Darius-Milhaud.

"Cet événement m’a profondément bouleversé", a déclaré lundi Nicolas Sarkozy, en préambule de ses vœux au monde de l’Education, sur le site de l'Ecole supérieure d'électricité à Gif-sur-Yvette, dans l’Essonne. Le président de la République a ainsi réagi à la "terrible agression" d’un lycéen, Hakim, poignardé par un autre élève, dans un établissement du Kremlin-Bicêtre, près de Paris.

"Cette tragédie est d’autant plus odieuse, d’autant plus inacceptable qu’elle s’est déroulée au cœur même d’un établissement scolaire, un lieu qu’entre tous il faut sanctuariser", a affirmé Nicolas Sarkozy.

Le président de la République a, à plusieurs reprises au cours des derniers mois, défendu cette idée de "sanctuarisation". En mars 2009, après plusieurs actes de violence dans des collèges, Nicolas Sarkozy avait annoncé 16 nouvelles mesures contre la délinquance juvénile. En mai, il avait dévoilé une série de mesures pour lutter contre la violence à l’école. Déjà en 2007, le chef de l'Etat avait promis de répondre au malaise des enseignants en "sanctuarisant" les établissements scolaires.

"Hélas, on ne pourra jamais se prémunir totalement contre les folies de la nature humaine", a reconnu lundi Nicolas Sarkozy. Le meurtrier présumé d’Hakim est décrit comme un jeune "en rupture familiale". Il avait changé "plusieurs fois d'établissement depuis la rentrée" mais n'avait pas d'antécédents judiciaires et "aucun antécédent défavorable au niveau scolaire", selon Richard Srecki, chef de la sûreté départementale, chargée de l'enquête.

Pour le lycée Darius-Milhaud, où a eu lieu le drame, trois postes de médiateurs scolaires avaient été créés à la rentrée 2009. Luc Chatel, le ministre de l'Education nationale, a ainsi rejeté lundi les critiques formulées autour d'un manque de moyens humains dans l'établissement.

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