Sarkozy : les Bettencourt "ne m'ont jamais donné un sou"

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Sarkozy : les Bettencourt "ne m'ont jamais donné un sou"
Nicolas Sarkozy a nié que ses campagnes aient été financées par Liliane Bettencourt.@ REUTERS
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Sud-Ouest a obtenu le procès-verbal de l'audition de Nicolas Sarkozy.

Le journal Sud Ouest publie samedi les déclarations les plus marquantes faites par l'ancien président Nicolas Sarkozy jeudi  aux juges bordelais en charge de l'affaire Bettencourt.

"Je connais les Bettencourt depuis 28 ans et j'en ai 57"

Nicolas Sarkozy a assuré que les Bettencourt "ne lui ont jamais donné un sou" jeudi aux juges bordelais, selon le journal Sud Ouest qui a pu consulter le procès-verbal d'audition, dès le lendemain d'une audition dont les magistrats semblent fort mécontents du récit qu'en a fait l'avocat. "Je connais les Bettencourt depuis 28 ans et j'en ai 57. J'ai fait cinq campagnes municipales à Neuilly : ils ne m'ont jamais donné un sou et je ne leur en ai jamais demandé", a notamment dit Nicolas Sarkozy, au cours de ces douze heures d'audition dont Sud Ouest assure sur son site internet avoir consulté l'intégralité des 32 pages de procès-verbal et en publie samedi les extraits les plus marquants.

L'ancien président, placé sous le statut de témoin assisté après ce marathon, alors qu'il avait été convoqué aux fins d'une mise en examen dans le cadre d'un éventuel abus de faiblesse au détriment de Liliane Bettencourt, âgée de 90 ans et reconnue en situation d'affaiblissement mental depuis septembre 2006, a par ailleurs assuré, évoquant la milliardaire :  "Quand je la vois, je n'aperçois aucun signe apparent de cela... Elle est bien habillée, elle ne bégaie pas. Elle ne dit aucune invraisemblance." L'ancien président remarque aussi : en "36 ans de vie politique, c'est la première fois que je suis convoqué dans un cabinet d'instruction, c'est une épreuve".

Plus que le fond des déclarations de Nicolas Sarkozy, assez prévisible, c'est la célérité avec laquelle des extraits de ce procès-verbal sont parvenus à Sud Ouest qui est remarquable.
Ce scoop coïncide avec la publication tout à fait exceptionnelle,  vendredi en début de soirée, d'un communiqué du Parquet de Bordeaux démentant, "à la demande des magistrats instructeurs", une anecdote rapportée par l'avocat de l'ancien chef d'Etat vendredi.

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