Sarkozy : le parquet n'a pas tranché

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Sarkozy : le parquet n'a pas tranché
@ Reuters
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Le parquet dément avoir pris la moindre décision sur un non-lieu dans le dossier Bettencourt.

DÉMENTI - Par voie de communiqué, le parquet de Bordeaux dément. Contrairement à ce qui était annoncé jeudi par Le Parisien, le procureur de la République "n'a pris aucune décision quant à l’orientation des réquisitions" qu'il devra prendre dans le dossier Bettencourt, "notamment suivie du chef d'abus de faiblesse". En clair, le parquet n'a pas encore décidé s'il se prononcera en faveur d'un non-lieu pour Nicolas Sarkozy ou s'il suivra les juges d'instructions qui ont mis en examen l'ex-chef de l’État.

Le communiqué du parquet de Bordeaux :

05.04-parquet.bordeaux

© DR

Une mise en examen il y a moins de 15 jours. Le 21 mars dernier, le juge d'instruction avait décidé à la suite de l'audition de l'ancien chef de l'Etat de le poursuivre. Jean-Michel Gentil estimait en effet que le dossier de Nicolas Sarkozy comportait des "indices graves et concordants" démontrant qu'il aurait commis un abus de faiblesse aux dépens de Liliane Bettencourt en lui demandant de l'argent pour financer sa campagne. Me Thierry Herzog, l'avocat de l'ancien chef de l'Etat, avait donc qualifié cette décision d'"incohérente sur le plan juridique, et injuste".

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Nicolas Sarkozy campe sur sa version. Nicolas Sarkozy affirme en effet depuis le début de l'affaire s'être rendu au domicile des Bettencourt une seule fois pendant sa campagne présidentielle de 2007, pour y rencontrer brièvement André Bettencourt, le mari de l'héritière de l'Oréal, décédé en novembre de la même année. Mais le juge Jean-Michel Gentil, qui a bouclé son instruction le 28 mars après avoir réalisé de nombreuses auditions avec le personnel de la milliardaire, a entendu plusieurs membres affirmer avoir vu Nicolas Sarkozy à plusieurs reprises chez Liliane Bettencourt.

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Une décision avant l'été. Pour l'heure, le magistrat continue d'examiner le dossier de l'affaire Bettencourt. Il lui reste désormais deux mois et demi au procureur pour transmettre son avis aux trois juges d'instruction. Un délai qui doit permettre aux avocats des deux parties, de présenter toutes observations, demandes ou requêtes. A l'arrivée, rien n'obligera les juges d'instruction à tenir compte de l'avis du procureur et ce sont eux qui décideront de renvoyer ou non Nicolas Sarkozy devant un tribunal.