L'Agence du médicament (ANSM) a averti mercredi que le patch contraceptif EVRA présentait jusqu'à deux fois plus de risques de thrombose veineuse que les pilules combinées de 2e génération. Elle recommande en conséquence de privilégier les pilules de 1e et 2e génération "en première intention (premier choix) lorsqu'une contraception hormonale combinée a été choisie". Seulement 0,4% de l'ensemble des femmes sous contraception entre 15 et 49 ans utilisent un patch contraceptif, d'après une étude publiée en septembre dernier dans Populations et Sociétés.

Pour restreindre l'usage de ce patch, l'agence se base sur une évaluation du risque de caillot sanguin de l'Agence Européenne du Médicament (EMA), réalisée en octobre dernier à partir d'études récentes. Le patch EVRA (Janssen Cilag)  est le seul patch commercialisé en France actuellement. Il contient de la norelgestromine, un composé issu du norgestimate, un progestatif de 3e génération. Il se remplace tous les 7 jours pendant 21 jours sur 28.