Saisie record de cocaïne, neuf interpellations
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1,3 tonne de drogue a été saisie le 11 septembre, à l’aéroport de Roissy, dans un avion d'Air France.

C'est la saisie la plus importante jamais réalisée en région parisienne. 1,3 tonne de cocaïne pure a été récemment saisie à bord d'un avion d'Air France. C'est Manuel Valls qui l'a annoncé samedi depuis une salle de l'Office Central pour la Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants, dont le siège est à Nanterre, dans les Hauts de Seine. Au moins neuf personnes ont été interpellées, dont cinq, placés en garde à vue depuis vendredi, ont été déférés mardi matin à Paris. La garde à vue d'une sixième personne avait en revanche été levée dès lundi. Les trois autres, des militaires vénézuéliens, ont été arrêtés dans leur pays. Les personnes interpellées sont de différentes nationalités européennes mais il n'y aurait, pour l'heure, aucun Français.

Dissimulée dans une trentaine de valises. La saisie record remonte au 11 septembre, à l'aéroport de Roissy. Les enquêteurs de l'Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCTRIS) stoppent un avion qui provenait de Caracas, au Venezuela. Là, ils découvrent plus d'une tonne de cocaïne dissimulée dans une trentaine de valises qui ne correspondent pas à des passagers enregistrés à bord de l'appareil. La drogue semblait destinée à l'organisation calabraise Ndrangheta et peut-être en partie à la Grande-Bretagne. Et la saisie a d'ailleurs été menée en collaboration avec les polices espagnole, britannique et néerlandaise.

200 millions à la revente au détail. Manuel Valls a précisé que cette saisie avait une valeur à la revente en gros de 50 millions d'euros. Il s'agit en effet de la plus grosse prise jamais effectuée en région parisienne. Cette quantité de cocaïne représente une valeur de revente au détail d'environ 200 millions d'euros. Depuis le début de l'année quatre tonnes de cocaïne ont été saisies en France, a précisé le ministre.

Une enquête interne ouverte. Le service communication d'Air France a annoncé dimanche qu'une enquête interne serait ouverte pour faire la lumière sur cette affaire. "A ce stade, les éléments dont nous disposons ne permettent pas d'établir comment de tels événements ont pu être possibles compte tenu des procédures très strictes de la compagnie en matière de contrôle des bagages et marchandises embarqués, en particulier dans ce type d'escales", précise la compagnie dans un communiqué.

De son côté, le ministre de la Justice vénézuélien, Miguel Rodriguez, a annoncé que trois militaires de son pays avaient été arrêtés. Selon le ministre vénézuélien, "on présume la complicité quasi évidente d'employés de la ligne aérienne" avec des autorités militaires vénézuéliennes.