Rythmes scolaires : "Arrêtez la cacophonie !"

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Rythmes scolaires : "Arrêtez la cacophonie !"
Sébastien Sirh@ DR
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VOTRE CHOIX D’ACTU DU 12 NOVEMBRE – Une semaine de grève commence contre la réforme des rythmes scolaires.

Chaque jour avec "Votre choix d’actu", Europe 1 vous propose de définir un thème qui sera approfondi dans Europe midi – Votre Journal animé par Wendy Bouchard. Dès 9h, rendez-vous sur la page d’accueil d’Europe1.fr pour voter. Vous pouvez le retrouver sur www.europe1.fr/Info/Votrechoixdactu

>>>Mardi 12 novembre, vous avez été 65% à faire "Votre choix d’actu" sur la réforme contestée des rythmes scolaires. Sébastien Sirh, secrétaire général du SNUIpp, le principal syndicat d’enseignants du premier degré, est revenu dans Europe midi – Votre journal sur les raisons de la colère des équipes pédagogiques.

La réforme des rythmes scolaires était bien voulue par les syndicats d’enseignants mais Sébastien Sirh déplore "un problème au moment de sa mise en œuvre", concernant notamment le temps périscolaire. Il est temps, selon lui, de reprendre la discussion pour prévoir des aménagements. "Il ne faut pas nier, contrairement à ce que fait le ministre qu’il y a des difficultés objectives", a insisté Sébastien Sirh demandant à Vincent Peillon "d’arrêter cette cacophonie".

Le représentant du SNUIpp affirme avoir donné l'alerte dès le 15 novembre 2012. "J’avais écrit au Premier ministre pour lui dire qu’entre l’esprit et la mise en œuvre, il y allait avoir des difficultés", a assuré Sébastien Sirh. "Le ministre n’a pas entendu, il n’entend pas ce que les enseignants sont en train de dire aujourd’hui sur leur métier, sur une réforme des rythmes scolaires qui est insatisfaisante". Ce syndicaliste a souligné au passage un paradoxe entre "un ministre qui dit que tout va bien dans le meilleur des mondes", mais qui, en parallèle prépare une circulaire pour aménager la réforme.

Selon lui, les collectivités locales ont du mal à assumer cette réforme, où "tout est à leur charge". Les locaux manquent souvent pour accueillir les enfants après l’école. De même, il est difficile de recruter des animateurs. Dénonçant une réforme "technocratique", Sébastien Sirh a réclamé que la différence de besoins selon les écoles soit prise en compte. "Il ne s’agit pas d’un face-à-face entre le milieu enseignant et les parents" puisque chez les parents aussi la grogne monte, insiste-t-il.