Ryanair : un patron "à la limite du voyou"

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Ryanair : un patron "à la limite du voyou"
Bernard Chabbert, consultant aéronautique pour Europe 1
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VOTRE CHOIX D’ACTU DU 2 OCTOBRE - Bernard Chabbert, consultant aéronautique, revient sur le sort de Ryanair, condamné en France.

Chaque jour avec "Votre choix d’actu", Europe 1 vous propose de définir un thème qui sera approfondi dans Europe midi – Votre Journal animé par Wendy Bouchard. Dès 9h, rendez-vous sur la page d’accueil d’Europe1.fr pour voter. A 13h05, place à votre "Choix d’actu" sur Europe 1. Vous pouvez également le retrouver sur www.europe1.fr/Info/Votrechoixdactu

 >>> Mercredi 2 octobre, vous avez été 63% à faire " Votre choix d’actu " sur les dérives des compagnies aériennes low cost et ce alors que la compagnie aérienne Ryanair vient d’être condamnée à payer 200.000€ d’amende et surtout à verser 10 millions de dommages et intérêts pour avoir enfreint le droit social français.

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 Les compagnies aériennes low cost représentent un tiers du trafic en Europe. En principe, elles sont tenues de respecter les standards, notamment de sécurité, internationaux. Mais, selon Bernard Chabbert, consultant aéronautique pour Europe 1, c'est devenu "une habitude" pour Ryanair d’enfreindre la règle.

 Mickael O’Leary, un PDG décrié. Selon le consultant aéronautique d’Europe 1, le PDG de la compagnie est "un personnage dont les castings de Pirates des Caraïbes devraient s’inspirer". Au-delà de "ses idées de génie" qui lui ont permis de fonder la compagnie, Mickael O’Leary a "des pratiques à la limite du voyou".

"Pas d’accident mais beaucoup d’incidents". Selon Bernard Chabbert, Ryanair "est une des plus belles compagnies au monde, au sens financier ". Mais si aucun accident grave n’a eu lieu, les incidents et infractions relevés sont nombreux. En Espagne par exemple, une base de 200 personnes a été fermée pour non-respect du droit local.

 Le low cost, "un principe de mensonge ". Si le prix de départ du billet vendu par une compagnie low cost est moins cher que celui des compagnies classiques, un prix "provoquant" assène Bernard Chabbert, le voyageur se retrouve au final à payer tous les à-côtés. Si vous n’avez pas la possibilité d’imprimer votre carte d’embarquement chez vous par exemple, il faudra la payer "au moins aussi cher que le prix d’un billet", rappelle le consultant. "Ce n’est certainement pas faire une économie que de voyager sur des compagnies low-cost! ", prévient-il.