Rocancourt de retour devant le juge

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Rocancourt de retour devant le juge
Celui qui est plus connu aux Etats-Unis sous le surnom "l'arnaqueur des stars" est accusé par la cinéaste Catherine Breillat d'abus de faiblesse.@ MAXPPP
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La cinéaste Catherine Breillat accuse "l'arnaqueur des stars" d’avoir profité de son état de faiblesse.

Christophe Rocancourt retourne vendredi une nouvelle fois devant la justice, accusé d’abus de faiblesse par la cinéaste Catherine Breillat. Le sulfureux playboy a reçu de la cinéaste treize chèques pour un montant total de 703.000 euros. Mais Catherine Breillat l’accuse d’avoir profité de son état de faiblesse, cette dernière sortant alors d’une longue convalescence.

Enième rendez-vous judiciaire pour Rocancourt

Celui qu’on surnomme "l'arnaqueur des stars" n’en est pas à sa première affaire judiciaire : Christophe Rocancourt à déjà été condamné à plusieurs reprises en France et aux Etats-Unis, notamment en 2003 pour avoir escroqué le tout-Hollywood qu'il fréquentait sous différents pseudonymes. Résultat, déjà douze années passées derrière les barreaux.

Cette fois-ci, c’est la cinéaste Catherine Breillat qui a porté plainte le 20 avril 2009 pour abus de faiblesse contre le play-boy normand qu'elle a rencontré deux ans plus tôt. La réalisatrice des très tourmentés "Romance" et "Anatomie de l'enfer" lui avait alors proposé de participer à deux projets.

Plusieurs chèques mais peu de résultat

Catherine Breillat a alors proposé à Christophe Rocancourt un rôle dans un projet de film, "Bad Love", et lui a confié l'écriture d'un scénario intitulé "La vie amoureuse de Christophe Rocancourt".

A la signature de ce dernier contrat, elle lui avait remis un chèque de 25.000 euros. En l'espace d'un an et demi, Catherine Breillat signera ensuite 12 autres chèques à l'ordre de celui qu'elle a rebaptisé "le Rauque", pour un montant total de 703.000 euros.

Victime de son état d'extrême fatigue ?

La réalisatrice accuse Christophe Rocancourt d'avoir profité de son état d'extrême fatigue après un accident vasculaire cérébral (AVC) survenu en 2005 et ayant entraîné une hémiplégie, des crises d'épilepsie et des troubles en matière d'écriture et de calcul.

Christophe Rocancourt affirme que la sexagénaire avait conscience des chèques qu'elle signait. Trois témoignages recueillis durant l'enquête attestent pourtant de la vulnérabilité de Catherine Breillat.

Christophe Rocancourt répond que les sommes qu'il a reçues étaient complètement justifiées, même s’il reconnait que ce projet n'a finalement pas abouti et qu'il est redevable des avances perçues. Mais selon lui, il ne s'agirait que de prêts non remboursés. Ses avocats comptent donc plaider la relaxe vendredi devant la 13e chambre correctionnelle, arguant que l'état de faiblesse ne peut être démontré.