Rist repasse par la case procès

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Rist repasse par la case procès
L'ancien noé-nazi Emmanuel Rist, déjà condamné pour meurtre, est jugé pour le vol d’œuvres d’art au musée Unterlinden de Colmar.@ Reuters
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L’ancien néo-nazi, emprisonné pour meurtre, est jugé pour une tout autre affaire à Colmar.

L’INFO. C’est un prévenu au passé judiciaire chargé qui se présente vendredi devant le tribunal de Colmar. Emmanuel Rist, jugé pour le vol d’œuvres d’art au musée Unterlinden de Colmar, a en effet déjà fait parler de lui à plusieurs reprises, notamment pour meurtre et profanation de cimetière. Cet ancien néo-nazi purge actuellement une peine de 20 ans de prison.

Une personnalité complexe. Lors de son procès pour meurtre en juin 2011, Emmanuel Rist avait été présenté comme un homme à deux visages, à la fois "bon père", "copain jovial", dessinateur talentueux, mais aussi activiste d'extrême droite, capable de tirer sur un homme, comme le rappelle le journal L’Alsace.

17 œuvres volées. Cette fois, les faits qui conduisent Emmanuel Rist à rendre, de nouveau, des comptes à la justice, remontent à une période comprise entre septembre 2004 et janvier 2006. A cette époque, le prévenu était gardien de nuit au musée Unterlinden de Colmar. Il est accusé d’avoir soutiré 17 œuvres graphiques, réalisées par les artistes Hansi, Magnelli et Bissière.

Déjà condamné pour meurtre…Emmanuel Rist a déjà été condamné à vingt ans de prison pour le meurtre d’un marchand de tapis marocain avec qui il s’était disputé dans la rue en 2001. Le marchand ambulant, un père de famille de 46 ans, avait reçu une balle de 7,65 dans la nuque tirée par un pistolet Sauer und Sohn, une arme équipant la police allemande dans les années 40.

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…et profanation de cimetière. Avant cette condamnation pour meurtre, Rist avait également été condamné pour l’explosion d’un cabanon à Rouffach et pour la profanation de nombreuses tombes au cimetière de Herrlisheim, dans le Haut-Rhin. Considéré comme le principal instigateur de cette profanation perpétrée avec deux complices, Emmanuel Rist s’était justifié par amour de "l'ordre et la discipline" de l'Allemagne hitlérienne.

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