Risque important d’attentats en France

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Risque important d’attentats en France
@ REUTERS
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Plusieurs signes captés par les autorités laissent penser que la menace s'est renforcée.

Vigilance maximum face au risque d'attentats. C’est le message qui a été transmis jeudi au petit matin aux principaux responsables de la police et de la gendarmerie, notamment en Ile-de-France.

"Un faisceau d'indices datant de ces derniers jours et de ces dernières heures démontrent que la menace terroriste est à un niveau élevé", a assuré Brice Hortefeux jeudi, avant d’ajouter : "Face à cette menace terroriste, la vigilance est renforcée. Ce qui explique que nous soyons toujours en plan Vigipirate rouge, mais plan Vigipirate rouge renforcé".

Alertes près de la Tour Eiffel et dans le RER, enlèvement de Français au Niger, vote de la loi sur la burqa : en quelques jours, le contexte a changé, a assuré Brice Hortefeux.

Des "bruits de fonds"

Mais selon les informations d’Europe 1, ce sont aussi plusieurs enquêtes de la police judiciaire parisienne qui ont poussé à donner l'alerte. L’une d’entre elles laissait penser que la journée de jeudi présentait de sérieux risques d’attentat. Les enquêteurs n’avaient cependant pas plus d'informations sur une cible potentielle.

De leur côté, les services de renseignements extérieurs ont également fait état de "bruits de fonds" insistants sur un possible risque d’attaque contre la France.

Comme en 1995 ?

Si une telle alerte a été donnée par le ministre de l'Intérieur et les responsables de la sécurité en France, "c’est qu’ils ont des renseignements opérationnels, c’est pas seulement de l’analyse", a commenté Louis Caprioli, ancien responsable de la Direction de la surveillance du territoire, invité sur Europe 1. Pour lui, la comparaison avec la vague d'attentats de 1995 peut être faite. "Je crois qu’on est dans ce contexte-là", a-t-il confié.

"La France est une cible, comme d’autres pays occidentaux et plus globalement comme la démocratie", a confirmé Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères, au micro d'Europe 1 vendredi.