Réveillée par dix gendarmes cagoulés et armés

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Réveillée par dix gendarmes cagoulés et armés
@ Capture écran Google Street View
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Un raté lors d’un coup de filet anti-drogue a causé une peur bleue à une habitante de Meurthe-et-Moselle.

Le choc au réveil. Il était 8 heures moins 10, mardi matin, quand Gwladys a vécu un cauchemar dont elle se souviendra longtemps. "J’ai entendu des bruits assez forts, et quand j’ai ouvert les yeux j’ai vu dix hommes cagoulés et armés rentrer dans ma chambre, en hurlant ‘les mains en l’air’ ", raconte la jeune fille, âgée de 20 ans et résidente d‘un appartement de Neuves-Maisons, en Meurthe-et-Moselle.  Les gendarmes soulèvent alors la couette, lui demandent de sortir du lit et procèdent à  l’inspection des différentes pièces de l’appartement...En vain, il s'agissait d'une erreur.

Un "loupé" de la gendarmerie. Dans un premier temps, Gwladys croit à un cambriolage. "Ils ont regardé dans toutes les pièces et ils m’ont demandé où était mon copain", raconte-t-elle à Europe 1. Mais, à cette heure, son compagnon était déjà parti au travail. Les gendarmes comprennent alors qu’il y a erreur sur la personne. Leur intervention visait en réalité les locataires de l’appartement voisin, dont les occupants sont soupçonnés de trafic de drogue. Sans un mot pour la jeune fille, les forces de l’ordre quittent alors les lieux pour interpeller leur véritable cible, laissant Gwladys traumatisée et l’appartement légèrement dégradé, comme le souligne L’Est républicain, qui a révélé l’affaire jeudi matin.

L’angoisse. "Ils se sont trompés d’appartement, c’est assez scandaleux", déplore la jeune fille au micro d’Europe 1. "Ce sont des hommes entraînés pour ça. Ils étaient dix et pas un n’a vu que le nom sur la boîte aux lettres ne correspondait pas aux personnes qu’ils recherchaient", poursuit-elle.  Et les stigmates de cette intervention de gendarmerie ratée pourrait mettre du temps à s’effacer : "J’ai été choquée, j’ai hurlé tout le long de leur présence", témoigne Gwladys. Elle s’endort désormais avec cette angoisse :  "La nuit, je me demande si, le lendemain matin, je vais me faire réveiller de la même façon". Le couple a déposé une plainte pour obtenir une réparation des dégâts matériels occasionnés par l'intervention des gendarmes.