Retard de livraison des manuels scolaires

  • A
  • A
Retard de livraison des manuels scolaires
@ MAXPPP
Partagez sur :

Les professeurs n’ont pas encore reçu les manuels scolaires de seconde.

Les polémiques se succèdent dans le monde de l'éducation. A une semaine de la rentrée, les manuels scolaires de classe de seconde tardent à arriver dans les lycées. Professeurs, associations et élus régionaux pointent du doigt le ministère de l’Education. Luc Chatel a tenté mardi d'éteindre le feu. "Je voudrais rassurer les familles : professeurs et élèves disposeront des ressources pédagogiques", a dit le ministre. Mais ça n’a pas suffi.

A l’origine du problème : la réforme du lycée. Les nouveaux programmes n’ont été validés que fin avril. Et l’édition des manuels a pris du retard. En attendant la livraison, les éditeurs vont mettre à disposition gratuitement des versions numériques. Une solution d’urgence qui ne ravit pas les professeurs. "Nos élèves ont du mal à se concentrer longtemps sur l’ordinateur", explique Valérie Sipahimalani, professeur de sciences.

Fin octobre au plus tard

Les enseignants vont recevoir dès mercredi les livres", assure la vice-présidente du Syndicat national de l'édition (SNE), Sylvie Marcé (éditions Belin). Et "plus de la moitié des élèves devraient pouvoir disposer de leurs livres à la rentrée et "on espère bien que tous élèves seront équipés d'ici la fin octobre", a-t-elle assuré.

Un surcoût pour les régions

Autre souci posé par ces nouveaux manuels : leur coût. Jusqu'à présent, les régions, presque toutes à gauche, assuraient la gratuité ou quasi-gratuité des manuels des lycéens, bien que cette gratuité ne soit pas légalement obligatoire, mais avec seule une partie des manuels changeant chaque année. Un renouvellement total, en moyenne de 220 euros pour chacun des quelque 500.000 lycéens de seconde, leur coûterait donc plus cher. Plusieurs régions et la Confédération syndicale des familles (CSF) ont demandé mardi à l'Etat de payer le surcoût pour cette rentrée. Le gouvernement estime que les allocations et bourses existantes suffiront.