RER A : pour Huchon "on est chez les fous"

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RER A : pour Huchon "on est chez les fous"
Jean-Paul Huchon, président du conseil régional d'Île-de-France, a réagi vivement aux problèmes d'arrêts non respectés sur la Ligne A du RER@ Maxppp
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Le président de la région Ile-de-France a réagi après les dysfonctionnements révélés par Europe 1.

Huchon en colère.  "On est chez les fous".  Jean-Paul Huchon, président du conseil régional d'Île-de-France, a vivement réagi aux problèmes d'arrêts non respectés sur la Ligne A du RER, révélés lundi matin par Europe 1. Selon notre enquête la direction de la RATP aurait donné l'ordre à ses conducteurs de train de ne plus respecter certains arrêts, afin de diminuer les pénalités de retard.

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Des consignes "stupides". "On a signé des contrats donnant des obligations aux deux entreprises, la RATP et la SNCF, moyennant un bonus ou malus selon qu'ils respectent ou non ces obligations. La principale obligation, c'est d'arriver à l'heure", a rappelé Jean-Paul Huchon. "Actuellement, sur certaines lignes, il y a des retards considérables et qui ne sont pas admissibles", a-t-il ajouté. "Mais c'est complètement stupide de la part de la direction de l'entreprise de donner éventuellement des consignes comme ça". 

Des obligations à respecter. "Je pense que c'est subalterne et isolé", a toutefois estimé Jean-Paul Huchon. "Je vais reprendre le contact avec Mongin (le patron de la RATP, ndlr) et Pepy (son homologue à la SNCF, ndlr) pour leur dire que ça ne convient pas. C'est tout à fait hors contrat et hors obligation", a-t-il dénoncé.

Huchon va monter au créneau. Le président socialiste a décidé de prendre le dossier en main. "Le STIF verse trois milliards à la RATP, trois milliards à la SNCF chaque année, ça mérite un service de qualité", a-t-il souligné. Avant de prévenir : " Je suis absolument furieux et je vais m'en occuper tout de suite."

Pécresse dénonce un scandale. Dans un communiqué de presse, Valérie Pécresse, la présidente du groupe UMP au conseil régional d'Ile-de-France, déplore lundi une "situation totalement scandaleuse" et "un détournement inacceptable du système en place". Pour y remédier,  elle "déposera, dès le prochain conseil du STIF qui se tiendra mercredi 13 février, un vœu réclamant la révision du calcul du bonus-malus", ajoute le communiqué.