Renvoi du procès Bissonnet au 10 janvier

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Renvoi du procès Bissonnet au 10 janvier
Les avocats de Jean-Michel Bissonnet abandonnent sa défense@ MAXPPP
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Coup de théâtre vendredi : les deux avocats de Bissonnet ont décidé de lâcher leur client.

Il se martèle toujours son innocence de l'assassinat de sa femme. Mais, placé au pied du mur lors de l'audience de vendredi, Jean-Michel Bissonnet a dû reconnaître qu'il "assumait" la responsabilité des documents tendant à prouver sa tentative de subornation de témoin.

Des lettres de Bissonnet remises par un ex-détenu

Ces documents avaient été transmis dans la nuit au procureur de Montpellier puis au parquet général qui les a communiqués vendredi matin aux parties, poussant le président de la cour d'assises de l'Hérault à interrompre l'audience.

Selon des informations obtenues par Europe 1, ces documents seraient des lettres transmises par un ancien détenu qui a partagé la même prison que Jean-Michel Bissonnet. Dans l'un de ces courriers, l'accusé laisserait entendre qu'il souhaite qu'un troisième homme apporte un faux témoignage. Un faux témoignage, selon lequel le vicomte Amaury d'Harcourt aurait mis un contrat, en 2006-2007, sur la tête de sa femme, Bernadette Bissonnet assassinée, en mars 2008.

Depuis le début de l'affaire, Jean-Michel Bissonnet nie toute implication dans le crime de sa femme, qu'il impute à son jardinier et à d'Harcourt.

Lâché par ses avocats

Suite à l'apparition de ces nouveaux documents, les deux avocats de Jean-Michel Bissonnet ont décidé de jeter l'éponge et "de ne plus assurer la défense" de leur client, a révélé LeMonde.fr. "J'ai défendu cet homme, mais la confiance est rompue. Je le renvoie à son destin", a lâché un des magistrats, vendredi.

Lors de l'audience de vendredi, Jean-Michel Bissonnet a, lui aussi, souhaité s'exprimer : "Du fond du coeur, je n'ai jamais voulu la mort de ma femme", a-t-il insisté avant de se tourner vers ses enfants et d'ajouter : "Je n'ai jamais voulu la mort de maman".

Le procès a été renvoyé au 10 janvier. Jusqu'à cette date, Jean-Michel Bissonnet restera en détention.

Il est accusé de complicité dans l'assassinat de sa femme Bernadette en mars 2008 à Castelnau-les-Lez. Le jardinier du couple, qui a reconnu avoir tué sa patronne, accuse le mari d'avoir commandité le meurtre, une thèse appuyée par Amaury d'Harcourt, un ami du veuf, qui a admet avoir fait disparaître l'arme du crime.