Relaxe requise pour Pierre Mauroy

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Relaxe requise pour Pierre Mauroy
Pierre Mauroy comparaît vendredi devant le tribunal correctionnel de Lille.@ MAXPPP
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L’ancien Premier ministre comparaissait vendredi, à Lille, dans une affaire d’emploi fictif.

Le parquet a demandé la relaxe de l'ancien Premier ministre qui comparaissait vendredi à Lille pour une vieille affaire d'emploi fictif présumé datant de 1992. Il est poursuivi pour abus de confiance. Pierre Mauroy est soupçonné d'avoir octroyé à Lyne Cohen-Solal un emploi fictif de chargée de communication de la communauté urbaine de Lille pendant quelques mois, alors que l'élue était rédactrice en chef de Vendredi, ancienne hebdomadaire du Parti socialiste.

"Recel d'abus de confiance"

Un militant d'opposition avait porté plainte, estimant les deux emplois incompatibles. Lyne Cohen-Solal, actuelle adjointe au maire de Paris, est poursuivie pour "recel d'abus de confiance". Son ancien directeur de cabinet, Bernard Masset, comparaîtra pour "complicité d'abus de confiance".

Pierre Mauroy, 82 ans, sénateur du Nord, a annoncé qu'il ne se représenterait pas aux prochaines élections sénatoriales. Il a été Premier ministre de François Mitterrand de 1981 à 1984, maire de Lille pendant 28 ans (1973-2001) et président de la communauté d'agglomérations pendant 19 ans jusqu'en 2008.

Demande de relaxe

Au terme d'une première instruction, la cour de cassation avait déclaré en 2006 les faits prescrits, mais la cour d'appel d'Amiens avait relancé l'instruction pour finalement mettre en examen Pierre Mauroy en 2008. Le parquet avait requis un non-lieu général.

L'entourage de Pierre Mauroy et son avocat Me Jacky Durand s'étaient dit sereins et capables de prouver facilement que Lyne Cohen-Solal a bien travaillé à Lille pendant la période concernée. Me Durand avait affirmé que Pierre Mauroy "vivait mal d'être poursuivi injustement dans cette affaire ".