Reiss : la DGSE dément

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Reiss : la DGSE dément
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<CUSTOM NAME="HIGHLIGHT">EXCLU</CUSTOM> - La Française n’a jamais travaillé pour leurs services, assurent de hauts responsables.

En règle générale, la DGSE ne commente pas les déclarations qui la concernent. Mais lundi, de hauts responsables de la "Direction générale de la sécurité extérieure" ont accepté de démentir, pour Europe 1, les déclarations d’un de leurs anciens cadres, Pierre Siramy. Ce dernier affirme que Clotilde Reiss renseignait la France depuis l’Iran.

Elle n'était pas "immatriculée"

De hauts responsables ont affirmé à un journaliste d’Europe 1 que Clotilde Reiss n’avait jamais travaillé pour leurs services. Selon eux, la jeune chercheuse n’était ni un officier traitant, ni une honorable correspondante, ni même une source occasionnelle.

Les officiers traitants - les OT - sont les cadres qui recrutent et qui suivent les agents. Les honorables correspondants - les HC - sont, eux, des collaborateurs réguliers du service. Ils sont volontaires ou réservistes et très rarement rémunérés.

Clotilde Reiss n’aurait donc jamais été "immatriculée", à aucun titre que ce soit à la DGSE, comme l’affirmait, dimanche soir sur LCI, Pierre Siramy. Elle n’y aurait aucun numéro de référence et moins encore de pseudonyme, qui sont les deux moyens d’identifier une source - l’origine d’un renseignement - tout en protégeant son identité.

Siramy, un accès limité aux informations

Evidemment, Europe 1 n'est pas en mesure de vérifier les affirmations de la DGSE. Reste que les déclarations de Pierre Siramy, ne sont pas incontestables, dans la mesure où, depuis plusieurs années, il ne dirigeait qu’un bureau assez technique au sein de la DGSE.

Cet ancien sous-directeur n’avait donc plus accès à ce que l’on appelle, "la production", les rapports envoyés par les sources sur le terrain - ce qui aurait été, pour lui, le seul moyen de savoir si, comme il l’affirme, Clotilde Reiss en Iran a bien aidé les services de la France.