Récidive : le bracelet électronique, une "sécurité supplémentaire"

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Récidive : le bracelet électronique, une "sécurité supplémentaire"
Virginie Valton, magistrate et vice-présidente de l’Union Syndicale des Magistrats@ DR
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VOTRE CHOIX D’ACTU DU 13 JUIN – Un violeur récidiviste a arraché son bracelet électronique pour s’enfuir de chez lui et échapper à la justice.

Chaque jour avec "Votre choix d’actu", Europe 1 vous propose de définir un thème qui sera approfondi dans Europe midi – Votre Journal animé par Wendy Bouchard.

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>>> Vendredi 13 juin, vous avez été 59% à faire "Votre choix d’actu"  sur la fuite d’un détenu qui a arraché son bracelet électronique. Condamné à une peine de 20 années de réclusion criminelle, assortie d'une peine de sûreté des deux tiers, il effectuait sa fin de peine à domicile. En France, actuellement, 15.000 condamnés sont équipés de bracelets électroniques fixes et 50 de systèmes mobiles géolocalisables. Virginie Valton, magistrate et vice-présidente de l’Union Syndicale des Magistrats explique que cet incident, "au niveau des chiffres, est relativement anecdotique". Elle rappelle que ce dispositif est censée être "inviolable" et qu’il "déclenche une alarme automatique" en cas de rupture du bracelet.



Bracelet électronique : un outil efficace?par Europe1fr

Deux schémas d’application. Deux configurations peuvent entraîner le port du bracelet électronique. Les "courtes peines" inférieures à 2 ans. Selon la magistrate, il s’agit alors d’une "incarcération à domicile", qui permet "d’assurer l’insertion professionnelle" du condamné. Virginie Valton remarque aussi que cette solution est bien moins chère que la prison : 10 euros par jour au lieu de 100.

Deuxième cas de figure : le détenu peut effectuer la fin de sa peine à domicile, afin d’éviter une "sortie sèche" de prison. La magistrate évoque un "sas" afin que la personne emprisonnée "soit, à la fin de sa peine, déjà engagée dans un parcours de réinsertion".

"Laisser une chance". Virginie Valton rappelle que le bracelet électronique est utilisé uniquement pour les détenus les moins "dangereux" en théorie. Il s’agit, selon elle, de "laisser une chance" à des condamnés qui ont "compris la gravité de leurs actes". Le bracelet électronique n’est pas une solution isolée mais une "sécurité supplémentaire" pour s’assurer que les obligations imposées aux détenues soient respectées, ajoute-t-elle.

Virginie Valton précise enfin que la loi Taubira ne prévoit pas de revenir sur ce système.