Rassemblement d'Indignés à Paris

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Rassemblement d'Indignés à Paris
@ REUTERS
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Près de 300 manifestants ont défilé dans la capitale pour dénoncer une "mascarade électorale".

Les indignés sont de retour à Paris. Quelque 300 militants, venus pour certains à pied de Toulouse, Bayonne, Marseille, Angers et Lille, se sont rassemblés samedi à Paris pour dénoncer une "mascarade électorale". Au son des tambours, les "marches populaires", parties entre le 3 mars et le 7 avril, ont convergé jusqu'à Paris.

A la veille du premier tour de la présidentielle, les militants demandent "une démocratie réelle", car "les candidats actuels ne nous représentent pas", a déploré Yannick, un militant de 27 ans venu en marchant de Bayonne. "Nos rêves ne rentrent pas dans leurs urnes", "ils ne nous représentent pas", pouvait-on lire sur des banderoles dans le centre de la capitale.

"Certains n'iront pas voter"

"Parmi les candidats, il n'y a jamais le candidat que je voudrais. Et je ne suis pas le seul à penser ça", poursuit Yannick. "A nous de nous réorganiser, pour au moins au niveau local, avec des assemblées démocratiques, nous faire entendre et mettre en place des idées alternatives en matière d'environnement, de santé, d'éducation, d'alimentation", ajoute-t-il. Ce dernier avoue toutefois que même s'il n'est pas satisfait, il votera quand même, par procuration, "pour un candidat plutôt de gauche et plutôt proche des questions environnementales".

"Les politiciens ne portent pas nos attentes" :





Rassemblés à la Fontaine des Innocents du quartier des Halles, les manifestants ont déploré, à l'instar d'Arthur, 26 ans que "dans le panel des candidats, il y ait des idées et des alternatives qu'on ne nous propose jamais, comme par exemple réduire le productivisme". Selon lui, parmi les manifestants, "certains n'iront pas voter, d'autres voteront blanc ou nul, ou peut-être pour un candidat qui se dit anticapitaliste", ajoute-t-il en souriant.

Une manifestation géante le 12 mai

Les manifestants devaient ensuite se rendre au Champ-de-Mars, où ils espèrent pouvoir rester jusqu'au 12 mai. Date à laquelle une journée d'actions internationale de tous les "Indignés" est prévue, un an après le début du mouvement espagnol. Ils envisagent d'organiser d'ici là des assemblées populaires ou des actions symboliques contre des banques ou des supermarchés à Paris.