Radars : une politique qui ne séduit pas

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Radars : une politique qui ne séduit pas
65% des Français sont contre la suppression des panneaux annonciateurs de radars.
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65% des Français sont contre la suppression des panneaux annonciateurs de radars.

Une majorité de Français, 65%, se déclarent contre la suppression des panneaux prévenant de la présence de radars automatiques, selon un sondage réalisé par l'Institut Harris Interactive pour le site autoplus.fr. Cette mesure fait partie des annonces faites mercredi par le gouvernement qui cherche à enrayer l'augmentation de la mortalité sur les routes, après un nombre de décès repartie à la hausse depuis janvier.

"Tout le monde a bien compris ce qui est le vrai danger : c'est le téléphone et l'alcool", explique Pascal Pennec, rédacteur en chef adjoint du magazine AutoPlus, sur Europe 1. "Or, aujourd’hui, qu'est-ce qu'on fait ? On focalise sur la vitesse, sur les petits excès de vitesse", ajoute-t-il précisant que "le masque est tombé : un radar est maintenant une machine à apporter du cash".

Sanctionner l'alcool au volant, pas la vitesse

En effet, le gouvernement a également décidé d'interdire les avertisseurs de radars à bord des voitures, mais 56% des Français se disent contre cette mesure. Ils sont également 50% à être opposés à l'installation de 1.000 radars fixes supplémentaires.

Par contre, une large majorité (76%) est favorable au retrait de 8 points lorsque le taux d'alcoolémie du conducteur est supérieur à 0,8 g par litre de sang, contre 6 points actuellement. Et 72% acceptent une hausse des sanctions pour les conducteurs qui téléphonent au volant. Le gouvernement prévoit un retrait de trois points et 135 euros d'amende, contre 2 points et 35 euros actuellement.

Enfin, qualifier de délit un excès de vitesse de plus de 50 km/heure recueille 58% d'opinion favorable. Le chauffard sera passible de trois mois de prison et 3.750 euros d'amende. Mais pour 65% des personnes interrogées, ces mesures sont avant tout destinées à faire entrer de l'argent dans les caisses du gouvernement.

Le sondage a été réalisé en ligne les 12 et 13 mai auprès d'un échantillon de 1.102 personnes, représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus.