Radars : les associations déçues

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Radars : les associations déçues
La volte-face du gouvernement provoque l'inquiétude des familles de victimes d'accident de la route.@ MaxPPP
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La suspension du démontage des panneaux annonçant les radars suscite l’incompréhension.

La volte-face du gouvernement concernant la suppression, lancée puis suspendue, des panneaux qui annoncent les radars automatiques provoque l'inquiétude des familles de victimes d'accident de la route.

"Supprimer ces panneaux, c'était faire passer le message qu'il fallait respecter les limitations de vitesse en tout endroit et en tout lieu et pas seulement à l'approche de radars fixes", explique à Europe 1 Vincent Julé-Parade, vice-président de l'association Victimes et citoyens contre l'insécurité routière.

"Faisons des économies, laissons les panneaux"

Quant aux radars pédagogiques, non pénalisant, qui pourrait remplacer à terme chaque panneau annonçant un radar, Vincent Julé-Parade n'en voit pas l'intérêt. "On remplace un panneau par une autre sorte de panneau, alors faisons des économies, laissons les panneaux", objecte-t-il.

Même son de cloche du côté de la Ligue contre la violence routière. "C'est une volte-face qui risque de rendre impossible l'objectif de Nicolas Sarkozy d'avoir moins de 3.000 morts sur les routes en 2012", prévient Chantal Perrichon, la présidente de l’association. Pour Chantal Perrichon, "les parlementaires UMP qui ont obtenu cette concession du gouvernement sans aucune concertation ou consultation des experts sont les mêmes qui se plaignaient du manque de concertation du gouvernement".

"Sauver des vies, cela mérite du courage politique"

Même déception chez Patrick Brignon,président de l’association Tonyman La Route Tue. Sur Europe 1, il a confié mercredi "sa colère et sa grande déception" après le rétropédalage opéré par le gouvernement sur les radars. "Ces parlementaires devraient se préoccuper de sauver des vies", souligne Patrick Brignon, dont la famille a payé un lourd tribut à la route avec une blessée grave désormais handicapée et deux morts dont son fils unique."Sauver des vies, cela mérite du courage politique et des actions impopulaires", ajoute le président de l’association Tonyman La Route Tue.

"Ces parlementaires devraient se préoccuper de sauver des vies" :