PSG : "j’ai payé pour les autres" casseurs

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PSG : "j’ai payé pour les autres" casseurs
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Deux personnes interpellées lors des violences au Trocadéro ont écopé de peines de prison ferme.

L’INFO. Après le déferlement de violence lundi lors de la remise du trophée de champion de France au Paris-Saint-Germain, place aux sanctions. Sur les treize personnes jugées mercredi en comparution immédiate, deux ont écopé de peines de prison ferme. De nouvelles comparutions sont attendues jeudi.

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"Je n’ai rien fait". Raphaël était accusé d’avoir jeté une bouteille contre un policier et de s’être rebellé lors de son arrestation. Il a écopé d’une peine de deux mois de prison ferme et deux mois avec sursis. Il conteste avoir joué un rôle quelconque dans les violences.  "J'ai payé pour tous les autres, les casseurs, ceux  qui foutent le bordel", assure-t-il au micro d’Europe 1.

"Je n'ai rien fait" :

"Une grosse erreur". Se présentant comme un vrai supporteur du Paris-Saint-Germain, Raphaël livre sa version des évènements du lundi 13 mai. "Je suis resté quatre heures sur place et au final, je me suis retrouvé dans une bande, pris à partie par des policiers", affirme-t-il.  "Je n’ai rien à voir avec tout ça, ils ont fait une grosse erreur sur mon dos", ajoute-t-il. "Je n’ai rien fait".

Incidents à Trocadéro (930x620)

© MAXPPP

Des jets de bouteille. Un autre prévenu, Mickaël, âgé de 27 ans, a lui écopé de quatre mois de prison dont deux ferme, assortis d'un mandat de dépôt. Il était lui aussi jugé pour des jets de bouteilles contre des policiers.  Une peine de six mois, dont trois ferme, avait été requise "au vu de la gravités des faits".

Supporter depuis l’enfance. Sans emploi, vivant chez ses parents dans le VIIIème arrondissement de Paris,  et aidant occasionnellement au bar PMU de son père, Mickaël est apparu penaud dans le box mais a lui aussi fermement contesté les faits. Son maillot rouge du PSG encore sur le dos, il s'est décrit en "supporteur du club depuis tout petit",  et avait rendez-vous avec des copains au Trocadéro pour fêter le titre.

Incidents au Trocadéro (930x620)

© MAXPPP

Des dénégations. "Je me suis fait interpeller pour rien", se défend-il. Mickaël raconte avoir assisté de loin aux incidents, en buvant de l'alcool avec ses amis sans se mêler aux affrontements. "Ils m'ont arrêté parce que j'avais mal à la cheville et arrêté de courir. Les vrais coupables, ils ne les ont pas arrêtés", indique-t-il.

Ciblé par les policiers. Face à ces dénégations, les policiers, présents à l'audience, ont pour leur part conforté leurs positions. L'un d’eux a notamment expliqué comment les forces de l'ordre avaient, selon une méthode classique, "ciblé" le fauteur de trouble du regard pour ne pas le perdre de vue et qu'il était facilement reconnaissable avec son maillot numéroté.