Procès Viguier : 15 à 20 ans requis

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Procès Viguier : 15 à 20 ans requis
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L'avocat général en a cependant appelé vendredi à "l'imagination" des jurés.

Comme lors du premier procès devant la cour d’assises de Haute-Garonne, une peine de 15 à 20 ans de réclusion criminelle a été requise vendredi contre Jacques Viguier dans son procès en appel devant les assises du Tarn. Mais ce second réquisitoire laisse beaucoup plus de portes ouvertes. L'avocat général en a même appelé à "l'imagination" des jurés.

Jacques Viguier est jugé pour le "meurtre" de son épouse, Suzanne, disparue en 2000. Il risque pour cela jusqu'à trente ans de réclusion. Mais l'avocat général, Marc Gaubert, déjà présent au premier procès, n'a pas écarté l'idée d'une condamnation, moins lourde, pour "coups et blessures involontaires ayant provoqué la mort sans intention de la donner". Ce scénario, celui d'une bagarre qui aurait mal tourné, a été défendu par certains avocats de la partie civile.

"Je n'ai pas envie qu'on condamne un innocent"

"Si vous estimez qu'il n'a pas eu l'intention de donner la mort, la peine vous appartient", a lancé l'avocat général en direction des jurés. Qui devront au final trancher selon leur "intime conviction".

"Je n'ai pas envie qu'on condamne un innocent, mais l'intérêt d'une société est de condamner les coupables autant qu'ils le méritent", a expliqué l'avocat général. Seule indication fournie aux jurés : "vous pouvez trouver une solution pour ne pas plonger les trois enfants de cet homme dans l'obscurité totale".

"Le code pénal ne prévoit pas l’imagination"

"Le code pénal ne prévoit pas l’imagination. Le code pénal prévoit simplement que le ministère public apporte la preuve des faits qu’il reproche à l’accusé. En l’espèce, il ne l’a pas rapportée. Il a simplement dit aux jurés comme je vous la rapporte pas, imaginez. Ce qui n’est pas tolérable en droit français", s’est insurgé Me Lévy, l’un des avocats de la défense, au micro d’Europe 1.

Ce second procès a notamment été l’occasion de s’interroger sur le rôle de l’amant de la victime Olivier Durandet mais il n’a pas apporté d’éléments déterminants pour l’enquête, Jacques Viguier continuant de clamer son innocence. En première instance, l'accusé avait été acquitté. Le verdict est attendu samedi.