Procès du djihad : "pas des pieds nickelés"

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Procès du djihad : "pas des pieds nickelés"
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RETOUR SUR - Europe1.fr vous résume les moments forts du procès de trois hommes soupçonnés d'avoir voulu faire le djihad.

En retrait, détaché ou goguenard : le premier jour du procès des trois hommes soupçonnés d'avoir voulu partir faire le djihad a permis de cerner la personnalité des prévenus. Le tribunal correctionnel de Paris est passé vendredi aux réquisitions puis aux plaidoiries des avocats, avant d'annoncer un délibéré le 7marsprochain à 14 heures.

>> Europe1.fr vous présente les moments forts de l'audience.

16h40. Le président met la décision en délibéré au 7 mars prochain.

16h40. Salah-Eddine se défend seul brièvement. Il ajoute quelques précisions à ce qui a été dit à l'audience.

16h35. L'avocat de Youssef demande du sursis avec mise à l'épreuve pour son client, rappelant qu'il vient de passer deux ans en détention provisoire. "Qu'on le laisse voir sa fille et avoir un travail, ça a un sens", conclut-il.

16h05. L'audience reprend avec la plaidoirie de l'avocat de Youssef. Il dénonce la "hiérarchie" induite par les peines demandées par le ministère public. "Pourquoi Youssef serait-il plus à blâmer ?", demande-t-il. L'avocat estime également qu'aux yeux du tribunal "la parole de Youssef n'a pas de valeur".

15h45. "Mon client est sorti grandi de cette affaire", assure l'avocat de Fares. "Je ne demande pas la clémence, je demande la relaxe de mon client", conclut-il.



15h15. C'est au tour de l'avocat de Fares de plaider. Pour lui, le tribunal part du postulat que "partir faire le djihad en Syrie c'est un acte de terrorisme". "Pendant ce procès, je n'ai pas entendu le mot terrorisme mais j'ai entendu djihad. Djihad ça suffit, c'est englobant. L'intention djihadiste est-elle nécessairement terroriste ?", demande-t-il. "Est ce qu'on leur a demandé à eux concrètement ce que ça signifiait pour eux le djihad ?", poursuit l'avocat.

15h. Le procureur demande la condamnation des trois prévenus. Il demande la condamnation de Youssef à 6 ans de prison et son maintien en détention, la condamnation de Salah-Eddine à 4 ans de prison avec mandat de dépôt et la condamnation de Fares à trois ans de prison, dont un avec sursis.



14h20. Le procureur débute son réquisitoire. Pour lui, les intentions du groupe sont claires depuis leur formation en décembre 2011. "Ce que vous devez réprimer c'est la potentialité pour les prévenus de parvenir au bout de leurs actes". "Fares adhérait en pleine connaissance de cause, il a pris conscience de la réalité après son arrestation. Mais cette prise de conscience existe réellement et il faudra en tenir compte", poursuit le représentant du parquet. "Cette prise de conscience n'existe pas chez Youssef et Salah-Eddine. Le djihad est encore dans leurs têtes", assure-t-il.

14h15. Salah-Eddine est arrivé en retard car il avait la prière du vendredi, ce qui déplaît fortement au président du tribunal. "Je croyais qu'on était dans un État laïque", observe-t-il. Le manque de perspectives du jeune homme semble aussi profondément agacer le tribunal. "Je vous parle de projet professionnel, j'espère que je ne dis pas de grossièreté...", ironise-t-il. Salah-Eddine a quitté son CDI de livreur de pizzas "pour se reposer".

14h. On passe à Fares. En CDI depuis plusieurs mois, sans casier judiciaire, il affirme qu'il se désintéresse désormais totalement de la religion.

13h50. Le tribunal examine d'abord la personnalité de Youssef. Son casier judiciaire est détaillé, ses différents emplois, sa pratique de l'islam. Le procureur lui reproche déjà son ton ironique, lorsqu'il assure que si acertains ont bien des photos de Britney Spears dans leur téléphones portables, d'autres peuvent bien avoir des photos de Ben Laden.

13h40. L'audience commence. Salah-Eddine est en retard, comme le fait remarquer le président du tribunal.

13h30. La salle d'audience est encore fermée. Devant la salle, quelques journalistes et des élèves-avocats. Fares arrive avec son avocat, il patiente dehors comme tout le monde.