Procès Chirac : "on fait avec ce qu'on a"

  • A
  • A
Procès Chirac : "on fait avec ce qu'on a"
Sixième jour du procès Chirac au tribunal correctionnel de Paris.@ MAXPPP
Partagez sur :

 Europe1.fr vous a fait suivre les débats du procès Chirac.

L'effervescence attendue jeudi au procès Chirac n'a finalement pas eu lieu. Alain Juppé, espéré à la barre pour témoigner, ne s'est pas présenté au Palais de justice de Paris. Le ministre des Affaires étrangères était en effet du déplacement présidentiel en Libye. Le président Dominique Pauthe s'est malgré tout penché sur le volet de Nanterre, dans lequel le maire de Bordeaux a été condamné à 14 mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité, là aussi pour des faits d'emplois fictifs.

16h10. L'audience du jour est levée.

16h09. "On fait avec ce qu'on a".  Le président du tribunal conclut son fastidieux exposé du volet de Nanterre. "J'espère ne pas avoir été trop laborieux. Mais bon, on fait avec ce qu'on a…", a-t-il souri.

16h05. Michel Roussin se défend. L'ancien directeur de cabinet de Jacques Chirac, dont le nom a été cité lors des déclaration d'Alain Juppé, s'est levé pour prendre la parole. "Je sais quel est mon rôle, je sais ce que j'ai fait. je l'ai assumé et je continuerai", a déclaré Michel Roussin. "Contrairement à ce qu'a dit M. Juppé, je n'étais par responsable en tant que directeur de cabinet de ces emplois-là (ceux du volet de Nanterre, ndlr), car tous ces cas travaillaient rue de Lille (ancien siège du RPR). Sinon, je serais vraiment un type formidable, capable de gérer des milliers de personnes à moi tout seul", a-t-il lnc,é visiblement excédé.

16h03. Les déclaration d'Alain Juppé devant la cour d'appel lues. Le président du tribunal a également lu les déclarations d'Alain Juppé devant la cour d'appel de Versaille,s où il a nié avoir été au courant des emplois ficits. "A la maire de Paris, en tant qu'adjoint aux Finances, je préparais les budgets et en contrôlais l'exécution", avait déclaré l'ancien Premier ministre. "Au niveau de la gestion du personnel, je n'avais pas de responsabilité dans l'embauche, dans la gestion des contrats."

15h39. La défense de Jacques Chirac présentée. Le président du tribunal a lu les différentes déclarations de Jacques Chirac sur le volet de Nanterre. "Je conteste le terme de système. Dans la réalité, il s'agissait de cas individuels développés depuis longtemps, et par tous les partis", a déclaré l'ancien maire de Paris aux magistrats instructeurs. "Quand j'ai appris qu'il se passait quelque chose, j'ai nommé des personne de confiance pour mettre fin à ces dérives." 

"Dans les années 1960-70, il n'y avait pas de règles, mais seulement des usages. Il fallait donc passer d'un régime d'usage à un régime de règles. J'ai oeuvré dans ce sens", a aussi déclaré Jacques Chirac.

15h26. "Tous ces faits motivent le renvoi de M. Chirac". Après avoir détaillé pendant près d'une heure et demi le volet de Nanterre, concernant sept emplois fictifs, le président du tribunal a conclu par cette phrase.

14h57. Si Dominique Pauthe se livre à ce fastidieux résumé du volet de Nanterre, c'est que le jugement rendu par la cour d'appel de Versailles en 2004, s'il condamnait Alain Juppé, ne concernait pas Jacques Chirac, dont le cas a été désolidarisé du dossier. Tous les éléments lus par le président du tribunal sont donc susceptibles d'être retenus contre l'ancien président de la République lors du jugement du "procès Chirac".

14h47. Au tour de Stefanini et Martel. Dominique Pauthe lit à présent les procès-verbaux concernant les rôles de Philippe Martel et Patrick Stefanini, directeurs de cabinet d'Alain Juppé quand celui-ci était adjoint au maire de Paris en charge des Finances, entre 1983 et 1995. 

14h28. L'examen du volet de Nanterre se poursuit. Après les époux Cherkaoui, ce sont les cas de Jérôme Grand D'esnon et d'André Rougé qui sont détaillés par le président du tribunal. Dominique Pauthe lit les différents procès-verbaux d'audition, dans lesquels certains se défendent de ne pas avoir travaillé à la mairie de Paris, alors que d'autres reconnaissent le caractère fictif de leur contrat.

14h07. Comme prévu, le président du tribunal revient sur le volet de Nanterre des emplois fictifs de la mairie de Paris, volet dans lequel Alain Juppé avait été condamné en 2004. Dominique Pauthe débute par l'examen très détaillé du cas des époux Charkaoui. Après les vifs échanges du début d'audience, l'ambiance est devenue nettement plus studieuse.

13h53. Alain Juppé ne sera pas reconvoqué. "Le tribunal décide de ne pas procéder à l'audition de M. Juppé", déclare le président Dominique Pauthe.

13h46. Le riposte de Me Szpiner. L'avocat d'Alain Juppé demande à répondre à celui d'Anticor. "M. Juppé ne s'est jamais dérobé. Le terme de lâcheté me paraît déplacé", s'est emporté Me Szpiner. "La partie civile, la vraie, a été remboursée intégralement. Il était prêt à venir. Il est grotesque et ridicule de penser que le voyage présidentiel a été organisé uniquement pour soustraire M. Juppé à cette audience. Il ne s'agit en aucun cas d'une dérobade."

13h41. L'avocat d'Anticor parle de "lâcheté". Me Karsenti se dit "profondément scandalisé" et "choqué" par l'absence d'Alain Juppé. "Il s'agit d'une injure, je pèse mes mots. C'est une manœuvre qui est la manifestation d'une lâcheté vient à éviter la confrontation avec Anticor".

13h36. Le président du tribunal lit une lettre d'Alain Juppé. Le ministre des Affaires étrangères explique son absence par son voyage en Libye dans le cadre de ses fonctions.

13h34. L'audience est ouverte.