Procès Camaret, dernier acte

  • A
  • A
Procès Camaret, dernier acte
La cour d'assises de Lyon rend son verdict vendredi dans le procès de Régis de Camaret.@ MAXPPP
Partagez sur :

La cour d'assises de Lyon doit rendre son verdict vendredi. Retour sur les temps forts du procès.

Des faits dénoncés après leur prescription, d'anciennes amies devenues ennemies, un entraîneur de tennis qui nie les accusations. Le procès de Régis de Camaret pour des viols et des agressions sexuelles sur plusieurs de ses anciennes élèves a rouvert d'anciennes blessures. Europe1.fr revient sur une semaine d'audiences tendues.

Acte 1, Régis de Camaret rejette toutes les accusations. Costume noir, visage hâlé, l'entraîneur a nié tout viol ou agression sexuelle sur les fillettes dont il avait la charge au tennis-club de Saint-Tropez. Régis de Camaret a assuré que c'est l'une des deux plaignantes, Stéphanie Carrouget, qui "était amoureuse de [lui] et le montrait". "Je n'ai pas géré la situation. J'ai eu le tort d'accepter qu'elle vienne montrer ses sentiments", a-t-il déclaré, avant de raconter qu'il avait repoussé la fillette de 12 ans qui s'était "assise nue sur ses genoux".

>> A lire aussi : Camaret tente d'inverser les rôles

Acte 2, des témoins "brisés" à la barre. 26 anciennes élèves de Régis de Camaret, qui disent avoir été violées par leur entraîneur mais dont la plainte n'a pas été retenue par la justice en raison de la prescription des faits, ont témoigné devant le tribunal. Parmi elles, Isabelle Demongeot - l'ex-numéro 2 du tennis français par qui l'affaire a éclaté - a notamment raconté les viols "monstrueux" qui ont "broyé [sa] vie".

Stéphanie Carrouget, partie civile au procès, a raconté comment, de 1989 à 1990, Camaret pénétrait dans sa chambre la nuit "par la fenêtre", se déshabillait, "frottait son sexe contre le sien et éjaculait". L'accusé, lui, a seulement reconnu "quelques "caresses sur les épaules, le ventre et le pubis". Mais "pas sur le sexe".

Acte 3, Nathalie Tauziat défend Camaret. L'ancienne n°1 du tennis français a assuré n'avoir "rien à reprocher à Régis de Camaret". "Je le considérais comme mon deuxième père", a-t-elle ajouté à propos de celui avec qui elle dirige désormais un club de tennis dans les Landes. Nathalie Tauziat estime qu'Isabelle Demongeot a cherché à lui nuire indirectement car elle était jalouse de sa carrière.

>> A lire aussi : Nathalie Tauziat défend Camaret