Privés de chocolat à cause de la crise

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Privés de chocolat à cause de la crise
Près de soixante maisons de retraite étaient livrées en colis de Noël dans le département.@ MAXPPP
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Le Conseil général du Loiret ne livrera pas de colis de Noël dans les maisons de retraite.

Chaque année, c’était la petite "douceur" de Noël qui faisait le bonheur des pensionnaires des maisons de retraite du Loiret. Les conseillers généraux avaient pris l’habitude de venir porter des colis remplis de chocolats et de pâtes de fruits à ces personnes âgées. Mais, crise oblige, le Conseil général a décidé de supprimer cette distribution dans le cadre de nouvelles restrictions budgétaires. Et la mesure est mal "digérée".

"On nous mène en bateau"

Près de soixante maisons de retraite gérées par le département recevaient en cadeau ces friandises. Début décembre, lors du vote du budget 2012, le département, dirigé par l’UMP Eric Doligé, a voté la suppression de cette mesure à partir de l'an prochain.

Interrogé par Europe 1, Michel Ricoud, élu Front de gauche au Conseil général, est monté au créneau, affirmant que cette mesure est "abominable". Quant on sait la somme que ça représente à côté du budget de ce département qui est de 600 millions d'euros. On dépense des sommes folles en communication, en études qui ne servent à rien... Qu'est ce que 30.000 euros à côté de ces centaines de millions d'euros ?", s'interroge l'élu. "On nous mène en bateau avec cette crise", déplore-t-il.

Michel Ricoud, élu Front de gauche au Conseil général :

De son côté, le Conseil général explique que la suppression des colis de Noël représentait une économie de 80.000 euros, soit 5.800 boîtes distribuées dans soixante établissements.

D'autres priorités pour le département

L'assemblée justifie cette décision par la nécessité de financer d'autres priorités dans les domaines de l'enfance, la famille, les personnes âgées et handicapées notamment, sur fond de stagnation des recettes.

"La suppression de cette action en direction des personne âgées fait partie des actions supprimées, souligne le Conseil général. Mais il y a aussi des actions dont les montants sont réduits ou maintenus et d'autres plus prioritaires qui augmentent".