Prime à la performance : les médecins jouent le jeu

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Prime à la performance : les médecins jouent le jeu
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La rémunération sur objectifs de santé leur a rapporté entre 5 et 6.000 euros en moyenne.

L'info. Les primes pour l'année 2012, les premières depuis la mise en place de la rémunération des médecins à la performance l'an dernier, ont été versées aux praticiens le 8 avril. L'occasion pour l'Assurance maladie de tirer un premier bilan de ce dispositif qui vise à améliorer la prise en charge des patients. Pour la Sécu, il est "positif".

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COMMENT CA MARCHE ?

Entre 5 et 6.000 euros en moyenne. Les primes s'élèvent en moyenne à 5.365 euros pour les généralistes ayant plus de 200 patients, soit la grande majorité. Cela correspond en moyenne à une hausse de 3% des honoraires des généralistes. 10% des médecins ont, eux, décroché la prime maximale de 9.000 euros. En tout, le dispositif a représenté une dépense brute de 282 millions d'euros au titre de 2012 pour la Sécurité sociale.

Des indicateurs éclectiques. La prime varie en fonction d'objectifs à remplir par le médecin, appelés "indicateurs" : informatisation du cabinet, efficience des prescriptions, suivi des pathologies chroniques, dépistage, volume de prescription d'antibiotiques. En fonction des objectifs plus ou moins atteints, des points sont attribués par les services de l'assurance maladie aux médecins.

QUEL BILAN ?

Les maladies chroniques mieux suivies. Parmi les indicateurs qui ont évolué de manière positive sur l'année 2012, la Caisse nationale d'Assurance maladie relève le suivi des maladies chroniques, comme le diabète. Un suivi facilité par l'informatisation grandissante des cabinets : 80% des praticiens sont d'ailleurs éligibles à une rémunération sur ce volet.

Moins d'antibiotiques prescrits. Des progrès ont été accomplis dans la prescription d'antibiotiques, en baisse de 3% pour 100 patients âgés de 16 à 65 ans. La Sécu souhaite limiter ce type de prescription pour lutter contre la résistance aux antibiotiques.

Prévention et dépistage : des progrès à faire. Parmi les points noirs : les dépistages du cancer du sein ou du col de l'utérus qui ne s'améliorent pas - pire, le recours des femmes au frottis cervico-vaginaux est même en baisse. De même, la vaccination anti-grippale recule.