PPDA : le plagiat, il ne connaît pas

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PPDA : le plagiat, il ne connaît pas
Patrick Poivre d'Arvor réfute l'idée de tout plagiat.@ Reuters
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Le journaliste-écrivain réfute l'idée d'un plagiat. Et parle d’une "faute" de l’éditeur.

PPDA semble un peu dépassé par les événements. Accusé d'avoir plagié un livre de 1985 dans sa biographie d'Hemingway, le journaliste-écrivain dit ne pas comprendre ce "déchaînement de malveillance". Et l’ancienne star du 20 heures de TF1 reprend la thèse de son éditeur, selon laquelle il y aurait eu une erreur dans la version envoyée aux journalistes.

"Diffusé à la presse par erreur"

"Je suis sidéré par ce que j'ai pu lire ou entendre depuis 48 heures. Je suis soupçonné de plagiat pour mon prochain livre, qui ne sortira en librairie que fin janvier, sur la base d'une version qui n'est pas la bonne, ni la définitive", s’agace-t-il dans un communiqué. Les Editions Arthaud, "sitôt la faute découverte, ont réagi très loyalement en la reconnaissant et en présentant leurs excuses", souligne encore le journaliste.

Autrement dit, PPDA réfute l’idée de tout plagiat : "Ce tirage diffusé en décembre à la presse a par erreur été réalisé à partir d'une de mes versions de travail antérieures", se justifie-t-il. "Celle-ci comportait effectivement de nombreuses notes de lecture, dont certaines que j'avais prises en vue d'une ébauche d'adaptation cinématographique de la vie d'Hemingway", explique l’écrivain.

Une centaine de pages similaires

Dans Hemingway, la vie jusqu'à l'excès, à paraître le 19 janvier, PPDA aurait repris près d'une centaine de pages d'une biographie signée par l'Américain Peter Griffin, aujourd'hui décédé, rapportait L'Express. Pour preuve, l'hebdomadaire a publié plusieurs extraits similaires de l'ouvrage de Griffin et de celui de PPDA, qu'il a reçu de la maison d'édition.

Mais le journaliste assure depuis avoir "beaucoup retravaillé et réduit" la première partie du livre évoquant la jeunesse d'Ernest Hemingway "sur laquelle Peter Griffin (…) est de loin le meilleur biographe", concède-t-il. Et de questionner : "Est-il si extraordinaire qu'il soit ma principale source pour cette courte période?".

"Déchaînement de malveillance"

Et Patrick Poivre d’Arvor est prêt à fournir des détails pour appuyer sa défense : "Contrairement à ce qu'ont affirmé certains, je l'ai cité dix-huit fois dans les notes figurant à la fin de la version provisoire incriminée. Cela eut été une étrange façon de procéder si j'avais réellement voulu occulter l'existence de ce livre", argue-t-il, avant de conclure : "Est-ce qu'une erreur fâcheuse, assumée par l'éditeur, autorise ce déchaînement de malveillance (...)? Je souhaiterais simplement être jugé sur l'ouvrage définitif que je signe et assume".